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Les citadins marchent quand les services sont proches

Pour inciter les citadins à marcher, vaut mieux leur offrir des services de proximité. C’est du moins l’avis de l’urbaniste suisse Marcos Weil et de la professeure Lise Gauvin, du département de médecine sociale et préventive de l’Uni­versité de Montréal. «Si les services quotidiens sont accessibles à 10 ou 15 minutes de marche du domicile, les gens ne prennent pas leur voiture. Il s’agit d’une possibilité de marche quotidienne», illustre M. Weil, connu pour son ouverture aux réalités des piétons.

Pour Lise Gauvin, offrir «une densité d’endroits où aller» aux citoyens est une façon de lutter contre la sédentarité… à l’insu des principaux intéressés. «C’est par la marche utilitaire que les gens ont le plus de chances d’atteindre les objectifs de santé publi­que», clame-t-elle. Ces objectifs sont de 5 balades hebdomadaires de 30 minutes chacune. Il s’agit là d’une conclusion contenue dans une étude qu’elle a cosignée et publiée en 2005 dans le American Journal of Pre­ventive Medecine. Les résultats suggèrent que la marche dite utilitaire est sensiblement plus élevée dans les quartiers de Montréal offrant des services de proximité.

Davantage même que dans les quartiers qui se démarquaient par leur convivialité – ceux dotés de parcs, de trottoirs bien entretenus – et leur aspect sécuritaire. De son côté, le pourcentage de Montréalais s’adonnant à la marche de loisir était stable  à environ 16 %, peu importe les attributs piétonniers du quartier.

Notre journaliste est à Lyon.

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