Les enfants obtiennent un F pour leur niveau d'activité physique
Les enfants canadiens âgés de moins de cinq ans sont «dangereusement» inactifs. Moins de la moitié d’entre eux pratiqueraient une activité physique routinière, ont alerté hier les auteurs du Bulletin 2010 de l’activité physique chez les jeunes.
Ainsi, seuls 12 % des enfants satisfont aux normes canadiennes de 90 minutes d’activité physique par jour. Chez les filles, le taux tombe à 5 %. L’activité physique inclut le trajet actif (marche, vélo) pour se rendre à l’école et rentrer à la maison, les activités sportives et familiales ainsi que les périodes de jeu.
«Ce manque d’activité a des conséquences directes sur le risque d’obésité, a affirmé hier, dans une entrevue à Métro, Enrique Garcia, porte-parole de Jeunes en forme Canada, l’organisme qui publie le bulletin. On sait que le développement des habitudes commence dès le plus jeune âge et que cela coûte moins de prendre de bonnes habitudes dès le départ plutôt que d’avoir à les changer par la suite.»
Écrans
Fait notable, les auteurs estiment que les enfants ne jouent pas assez. «Ils manquent de jeux créatifs, actifs et extérieurs, a confirmé M. Garcia. Peut-être que les parents ont un sentiment d’insécurité en laissant jouer leurs enfants à l’extérieur sans surveillance. Ils ont aussi de moins en moins de temps, et il est souvent plus facile de laisser les enfants devant la télé.» De fait, ces derniers passent un temps considérable devant la télévision, l’ordinateur ou les consoles vidéo : entre six et sept heures par jour.
Un F pour le gouvernement
Le bulletin a, en outre, dénoncé la politique fédérale en décernant un F au gouvernement. Les auteurs ont pointé son faible investissement financier en matière d’installations et de prévention. Il avait reçu un C en 2009.
Ainsi, les auteurs préconisent une meilleure formation des éducateurs de la petite enfance. Des études ont montré que dans les milieux de garde, la majorité des activités sont sédentaires. «Les familles doivent également fixer des limites au temps que passent leurs enfants devant la télé», a conseillé M. Garcia.