L'Alliance syndicale construction priorise la négociation
L’Alliance syndicale, qui représente les travailleurs de la construction dans la négociation avec l’Association de la construction du Québec (ACQ), a laissé tomber, pour le moment, la menace de grève qui planait sur les chantiers de la province.
Affirmant vouloir privilégier la négociation plutôt que les moyens de pression, le porte-parole de l’Alliance, Donald Fortin, a tout de même indiqué mardi que l’heure était venue d’offrir une nouvelle convention collective aux travailleurs.
«On est disponible pour négocier, a expliqué M. Fortin. Aussi longtemps qu’on sentira une progression et une volonté de trouver un règlement [du côté de l’ACQ], on ne déclenchera pas de grève.»
La négociation s’annonce toutefois ardue. Malgré un climat qualifié de «positif» par l’Alliance, un large fossé sépare la partie patronale des syndicats. Au cÅ“ur du litige se trouvent des clauses liées au secteur industriel lourd que l’ACQ voudrait abolir.
Ces clauses comprennent entre autres une prime de présentation, qui force les employeurs à payer les syndiqués une heure de plus chaque jour afin d’assurer leur présence sur les chantiers. Une prime à la hauteur, prévue pour des travaux qui s’effectuent à plus de 9 mètres, est aussi contestée par l’ACQ.
«Je suis heureuse que l’Alliance veuille s’asseoir pour négocier, a commenté Lyne Marcoux, négociatrice en chef pour l’ACQ. Mais elle devra prouver sa bonne volonté. Depuis le mois de décembre, nous sommes assis aux tables de négociation et il n’y a aucun progrès pour le secteur industriel.» L’ACQ a affirmé ne pas avoir l’intention de recourir à un lock-out.