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Amiante: une dépense fédérale critiquée

La Société canadienne du cancer s’est dite déçue par le financement accordé par le gouvernement fédéral à l’Institut du chrysotile, qui est inscrit à titre de groupe de pression de l’industrie de l’amiante. Le gouvernement fédéral s’est engagé, en 2008, à verser 750 000 $ sur trois ans à l’Institut du chrysotile. Cette année encore, une somme est prévue dans le plan de dépenses 2010-2011 déposé à la Chambre des communes mardi.

Depuis 2008, de nombreux organismes, dont les spécialistes de la santé, ont dénoncé la décision du gouvernement et rappelé que l’amiante représentait un réel danger pour la santé. Jeudi, la Société canadienne du cancer a de nouveau critiqué le manque de vision du gouvernement de Stephen Harper. «Du point de vue de la santé publique, le gouvernement fédéral a pris une mauvaise décision en proposant ce financement, car toutes les formes d’amiante causent le cancer, a indiqué Paul Lapierre, vice-président des affaires publiques et de la lutte contre le cancer à la Société canadienne du cancer. Le plan du gouvernement visant à utiliser les dollars des contribuables afin de soutenir l’industrie de l’amiante s’oppose directement à la lutte mondiale contre le cancer.»

Près de 95 % de l’amiante chrysotile canadien est exporté vers les pays en voie de développement, où il sert à la fabrication de ciment. Cette pratique est interdite dans tous les pays développés. L’Institut chrysotile prétend que l’amiante disparaît lorsqu’il est mélangé au ciment. Cinq institutions scientifiques internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé et le Centre international de recherche sur le cancer, ont réfuté ces allégations.

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