Le maire Labeaume fait expulser les indignés d'Occupons Québec
l’Université-du-Québec dans le quartier Saint-Roch, à Québec, ont été
expulsés mardi matin, dès 6 h.
Le responsable des communications à la Ville de Québec, Jacques Perron, a
indiqué que l’évacuation s’était faite dans le calme, sans résistance,
et qu’aucune arrestation n’avait été nécessaire. Moins d’une dizaine
d’indignés avaient passé la nuit sur place.
« Depuis un bon moment déjà, on avait remarqué que le nombre de personnes
qui occupaient les lieux pendant la nuit était mince. En semaine, de
façon générale, ils étaient entre six et huit personnes la nuit, et un
peu plus pendant les week-ends », a souligné M. Perron.
Des cols bleus de la Ville de Québec ont retiré les tentes, bannières,
équipements de camping et autres objets implantés il y a quelques
semaines par les protestataires. Le démantèlement s’est effectué avec la
collaboration des pompiers et des agents du Service de police de la
Ville de Québec.
Lundi soir, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait prévenu les
indignés que s’ils ne démontaient pas leur campement immédiatement, ils
seraient expulsés d’une journée à l’autre. Le maire estime que les
autorités ont été très patientes et tolérantes avec eux mais qu’à son
avis, leur occupation n’avait plus de sens.
« Une place publique n’est pas un endroit approprié pour faire du camping
et ce, même si je suis favorable à la cause que les Indignés
défendent », a-t-il mentionné dans un communiqué publié mardi. Le maire
invitait les indignés « à continuer leur manifestation pacifique, mais
dans les limites de ce qui est acceptable et raisonnable dans une
société démocratique ».
Au sortir de l’assemblée du conseil municipal, lundi soir, l’un des
indignés de la première heure, Guy Wera, ignorait encore comment le
groupe allait réagir après l’éviction. Une occupation d’autres espaces
lui semblait possible.
Ailleurs au pays, le mouvement Occupons semblait s’essouffler lundi. À
Vancouver, les indignés pliaient bagage après que la police municipale
ait obtenu une injonction permettant leur éviction. À Toronto, les
manifestants qui contestaient la constitutionnalité du règlement
municipal leur interdisant de camper dans le parc St. James ont été
déboutés par la Cour supérieure de l’Ontario.