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Frais de scolarité: Plusieurs nouveaux appuis aux étudiants

Les étudiants ne seront pas
seuls à manifester le 10 novembre contre la hausse prochaine des frais
de scolarité universitaires. Une coalition regroupant 130 groupes
sociaux a annoncé dimanche son appui à la cause. Le geste se veut
solidaire, mais il vise également à envoyer le message qu’une
scolarisation au coût exorbitant n’affecte pas que les étudiants.

«Cette
hausse ne concerne pas que les étudiants, il touche également les
familles», a expliqué François Saillant du Front d’action populaire en
réaménagement urbain (FRAPRU). Ce dernier a rappelé que les familles se
trouvent déjà appauvries par une série de mesures gouvernementales,
telles que la taxe santé de 200$ par an, l’augmentation de 2% de la taxe
de vente du Québec et la hausse des tarifs d’Hydro-Québec, à compter de
2014. «C’est carrément inacceptable», a-t-il scandé.

Régine
Laurent a ajouté que le gouvernement Charest applique à l’éducation la
même «recette» que celle utilisée en santé. «Le gouvernement
sous-finance un service public, pour ensuite légitimer une augmentation
des tarifs», a souligné la présidente de la Fédération
interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

À partir de
janvier 2012, les frais universitaires augmenteront de 325$ par année
pendant cinq ans. À terme, cela représente une hausse de 1625$. Selon le
gouvernement Charest, cette mesure était essentielle pour renflouer les
coffres des universités québécoises. Marie Blais, de la Fédération
nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, croit plutôt
que le problème n’est pas tant une question de sous-financement que de
priorité.

«Il faut regarder où va l’argent», a souligné Mme
Blais, ajoutant que les universités se livrent une concurrence féroce se
traduisant par des salaires excessifs alloués aux recteurs et des
projets immobiliers pharaoniques. «On assiste à une privatisation en
douce alors qu’on devrait viser la gratuité.»

M. Saillant a
rappelé que la coalition sera présente jeudi prochain à la
manifestation, ainsi qu’aux autres étapes de la mobilisation, en
référence à une éventuelle grève universitaire au semestre d’hiver. Les
Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce ont
également annoncé, dimanche, leur présence au rassemblement. Ils seront
rejoints par les centrales syndicales dont le ralliement avait été
annoncé le 3 novembre.

Réactions des étudiants: un gouvernement isolé
L’Association
pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) se réjouit de la
présence des centrales syndicales et des groupes sociaux à la
manifestation du 10 novembre. Elle se dit d’autant plus enthousiaste que
cet appui démontre selon eux l’isolement du gouvernement libéral dans
le dossier des frais de scolarité. «Le gouvernement veut faire croire
qu’il existe un certain consensus social sur la hausse des frais de
scolarité, et que seuls les étudiants y sont opposés parce que nous
sommes des bébés gâtés, dit le porte-parole de l’ASSÉ, Gabriel
Nadeau-Dubois. Mais la prise de position des groupes sociaux démontre
bien que c’est un enjeu qui concerne toute la société.»

***
La manifestation aura lieu le 10 novembre à partir de 14h à la place Émilie-Gamelin.

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