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Un coquelicot blanc pour faire échec à la guerre lors du jour du Souvenir

À l’occasion du 11 novembre, jour du Souvenir, le collectif Échec à la
guerre lance la campagne des coquelicots blancs, un symbole semblable à
celui du coquelicot rouge.

Au cours d’une rencontre avec la presse vendredi à Montréal, les
porte-parole d’Échec à la guerre ont assuré qu’il ne s’agissait pas d’un
affront aux vétérans ou d’une concurrence au coquelicot rouge qui vise à
honorer les victimes de la guerre et les anciens combattants.

Au contraire, disent-ils, le coquelicot blanc représente une façon de se
rappeler des victimes civiles de la guerre, qui sont souvent des femmes
et des enfants, en plus des autres victimes des guerres auxquelles le
coquelicot rouge rend hommage.

« Ce n’est pas en opposition à la campagne du coquelicot rouge qu’on
connaît beaucoup plus. On respecte cette campagne et on est solidaire de
toutes les familles qui ont été éprouvées par les pertes militaires », a
opiné la porte-parole du collectif, Suzanne Loiselle.

« Ce n’est pas un concours de popularité qu’on vise non plus. On dialogue
avec les gens. Moi j’ai rencontré des gens qui portent un coquelicot
rouge et je parle du coquelicot blanc. Et ça ne se passe pas de façon
colérique. On ne veut pas antagoniser cette campagne-là. C’est un geste
politique, c’est clair; mais on ne veut pas les affronter sur la place
publique », a affirmé Mme Loiselle.

Elle a précisé que ce symbole du coquelicot blanc a été imaginé à
l’origine par des femmes en Angleterre en 1933, entre les deux grandes
Guerres mondiales. Au Canada, le mouvement a déjà gagné quelques groupes
dans l’Ouest canadien et le Québec lance sa première campagne du
coquelicot blanc cette année.

Le coquelicot blanc sera vendu 1 $ l’unité « mais on ne refuse pas un
coquelicot à quelqu’un qui ne peut pas le payer, à cause de l’importance
de cette symbolique », a signalé Mme Loiselle. Il ne sera pas offert sur
la rue et dans divers établissements publics et privés, comme le
coquelicot rouge. Il sera disponible auprès de l’Entraide missionnaire
ou de l’Association québécoise des organismes de coopération
internationale (AQOCI), à Montréal, ou par l’intermédiaire du collectif
Échec à la guerre.

La comédienne Geneviève Rochette, des Zapartistes, appuie la cause et
s’est présentée à la presse aux côtés de Mme Loiselle. « Il n’y a pas de
concours de popularité » entre les deux coquelicots qui honorent les
victimes militaires et civiles des conflits armés, a-t-elle dit.

« Je pense que les deux doivent être soulignés. On n’est pas en train de
dénigrer les morts militaires. On veut simplement faire prendre
conscience aux gens que ça amène aussi des morts chez les civils. Alors
on ajoute au bouquet », a expliqué la comédienne.

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