Loi 33: Québec dépose une motion pour accentuer la pression sur les syndicats
QUÉBEC – La ministre du Travail, Lise Thériault, doit déposer une motion
à l’Assemblée nationale, ce mardi après-midi, en vue de dénoncer
l’intimidation et les gestes de violence observés sur les chantiers de
construction à la suite du dépôt du projet de loi 33.
Lors d’un bref point de presse, mardi matin, en marge de la commission
parlementaire qui étudie le projet de loi, la ministre Thériault a dit
espérer que les leaders syndicaux entendraient le message lancé par les
députés de l’Assemblée nationale.
Elle est revenue à la charge pour encourager les employeurs victimes
d’intimidation et incommodés par les arrêts de travail sur les chantiers
à porter plainte à la Commission de la construction.
Il serait cependant prématuré de rédiger un projet de loi spécial pour
forcer le retour au travail sur les chantiers, a ajouté la ministre.
Pour sa part, le député de Chomedey, Guy Ouellette, qui préside la
commission parlementaire analysant le projet de loi, a indiqué que
durant la nuit de lundi à mardi son bureau de comté avait été la proie
d’actes de vandalisme. Il a dit que le bureau de la ministre avait aussi
été visité par des vandales vendredi dernier.
En après-midi mardi, le président du Conseil provincial du Québec des
métiers de la construction, Gérard Cyr, viendra expliquer son opposition
au projet de loi.
La pièce maîtresse du projet de loi 33 est l’abolition du placement
syndical, un mécanisme auquel tiennent le Conseil et la FTQ-Construction
.
Les deux organisations jugent inacceptable que la responsabilité du
placement sur les chantiers soit confiée à des fonctionnaires. Elles y
voient une grave atteinte aux droits des travailleurs.
En vertu du projet de loi, le placement syndical serait remplacé par une
liste mise à la disposition des employeurs par la CCQ. Sur cette liste
figurerait l’identité du travailleur, sa spécialité de métier, mais pas
son affiliation syndicale.