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La hausse des droits de scolarité perpétuerait les inégalités

La hausse des droits de scolarité, qui doit atteindre 1 625 $ d’ici cinq ans, contribuerait à  perpétuer les inégalités hommes-femmes, selon l’Institut Simone-De Beauvoir.

L’organisation féministe, affiliée à l’Université Concordia, a rappelé mercredi que les femmes gagnaient toujours 0,71 $ pour chaque dollar gagné par les hommes.

«Par conséquent, demander aux Québécois de contribuer davantage au financement de leurs études universitaires affecte particulièrement les femmes, peut-on lire dans la note publiée par l’Institut. Voilà l’exemple d’une politique sociale qui perpétue les inégalités hommes-femmes.»

L’Institut Simone-De Beauvoir a également jugé que la hausse des droits de scolarité pouvait avoir un impact négatif sur la diversification des étudiants.

«Les membres du corps professoral croient que la hausse des droits de scolarité aura un impact négatif sur la capacité des étudiants provenant de milieux moins favorisés et des minorités visibles d’accéder aux études supérieures», affirment les membres de l’Institut.

Convaincu que le Québec dispose des ressources nécessaires pour assurer un accès universel aux études universitaires, l’Institut Simone-De Beauvoir a réclamé une meilleure distribution des ressources.

L’organisation recommande, par exemple, d’éliminer les primes accordées aux dirigeants des sociétés d’État. Ces primes auraient atteint 105 M$ en 2010, selon les chiffres obtenus par l’Institut.

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