Les compteurs intelligents d'Hydro-Québec dans la ligne de mire de l'opposition
Le projet de compteurs intelligents d’Hydro-Québec provoque de vives réactions. L’opposition n’exclut pas l’idée de demander un moratoire.
«Nous ne sommes pas au stade du moratoire mais nous n’en excluons pas l’idée si les choses n’avance pas», a insisté Bernard Drainville, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie.
Le député de Marie-Victorin a demandé au ministère des Ressources naturelles et à la Régie de l’énergie de répondre aux inquiétudes des citoyens en matière d’impacts sanitaires et de retombées économiques.
M. Drainville s’est aussi questionné publiquement sur les raisons du silence de Québec. Selon lui, la tarification différenciée ne serait pas étrangère à ce mutisme. Cette tarification, qui peut évoluer au cours de la journée, en
fonction des périodes de pointe, est déjà appliqué en
Ontario.
Hydro-Québec a affirmé par voie de communiqué qu’aucun changement de tarification n’était prévu dans le cadre de la réalisation du projet. Canal Argent serait toutefois en possession de documents prouvant le contraire.
Pendant le week-end, Amir Khadir, député de Québec Solidaire, a aussi appuyé la demande de moratoire sur les compteurs intelligents. M. Khadir dit comprendre les inquiétudes des citoyens face aux radiations électromagnétiques qui émanent de ces compteurs nouvelle génération.
L’implantation de ces nouveaux compteurs suscite des controverses. S’ils devraient permettre à Hydro-Québec de faire des économies, l’émission de radiofréquence provoque l’inquiétude de la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique.