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La juge Charbonneau pourrait remettre son rapport maintenant, croit la FTQ

Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer, croit que la juge France Charbonneau a suffisamment d’informations à ce jour pour rendre son rapport et ses recommandations dans le cadre de sa commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction.

«On peut bien insister, s’ouvrir les veines et faire témoigner l’ensemble du “membership” de la FTQ, mais je pense que dans le cadre de son mandat, la juge a assez d’informations, au moment où on se parle, sur ce qu’il s’est passé à la FTQ-Construction et au Fonds de solidarité FTQ pour rédiger un rapport et faire ses recommandations», a affirmé M. Boyer en conférence de presse dimanche.

Le dirigeant ajoute que Mme Charbonneau «s’acharne» sur la FTQ, à son avis. «Quand on fait témoigner Jocelyn Dupuis pendant sept jours et qu’au deuxième jour il affirme qu’il était là pour réhabiliter ses amis du crime organisé, je pense qu’on en avait assez», précise le président, bien qu’il qualifie les événements de «totalement inacceptables».

Le dirigeant est toutefois conscient que davantage de témoins à la commission Charbonneau seront appelés à parler de la FTQ au début de l’année 2014. Ils devront «redonner la fierté» aux membres, soutient-il. «Oui, nos membres ne sont pas fiers de ce qu’ils voient et de ce qu’ils entendent. On a du travail à faire. Mais en même temps, on ne se mettra pas la tête dans le sable. On va se retrousser les manches et aller vers l’avant», soutient M. Boyer.

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Le président, accompagné du secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, a tenu à rappeler qu’une nouvelle gouvernance et de nouveaux processus ont été instaurés depuis les événements de 2007 à 2009 rapportés à la commission Charbonneau.

«Vous n’avez rien entendu à la commission sur des événements qui se sont produits postérieurement à 2010 à la FTQ. Les acteurs en cause ne sont plus à la FTQ, et plusieurs règles ont été modifiées», a clamé le président en conférence, ajoutant qu’ils ont fait le maximum pour «régler les problèmes quand il fallait les régler».

Le secrétaire général, M. Cadieux, a ajouté que si de nouvelles allégations sont portées contre des leaders syndicaux, ils peuvent automatiquement être expulsés de la FTQ, selon la règlementation en vigueur.

Objectifs 2014
L’année 2014 aura pour objectif de «combattre le vent de droite» à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

«On veut battre le gouvernement Harper aux élections de 2015, on se doit de s’en débarrasser», a affirmé dimanche Daniel Boyer. Il critique les dernières actions antisyndicales du gouvernement fédéral et la réforme de l’assurance-emploi, entre autres, décrivant le gouvernement d’«anti-syndical, anti-Québec, anti-travailleurs et anti-chômeurs».

Selon le dirigeant, la FTQ travaillera de concert avec le Congrès du travail du Canada et d’autres organisations afin d’aller chercher des alliances ailleurs au pays, «puisque ce n’est pas le Québec qui a mis les conservateurs au pouvoir», précise le président.

Il ajoute que la FTQ n’exclut pas la possibilité de travailler sur le vote stratégique lors de la prochaine campagne électorale «afin d’aider les candidats qui ont le plus de chance de battre les candidats conservateurs dans chaque circonscription».

La FTQ continuera également de prendre part aux travaux de la ministre du Travail, Agnès Maltais, sur les régimes de retraite, afin notamment de limiter «la migration des régimes de prestations déterminées à cotisation déterminée pour les nouveaux travailleurs».

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