Manifestation étudiante à Paris contre la hausse des droits de scolarité
Près d’une cinquantaine d’étudiants québécois sont attendus, vendredi, devant les bureaux de la Délégation générale du Québec à Paris. Ils manifesteront contre la hausse des frais de scolarité annoncée au Québec et donneront leur appui aux 160 000 étudiants actuellement en grève.
Le mouvement prend de l’expansion, même de l’autre côté de l’océan. Pour William-J. Beauchemin, l’initiateur de cette manifestation, c’est l’occasion pour ces étudiants en échange de créer un mouvement de solidarité internationale. « Nous aussi, même en France, on les supporte. Le gouvernement québécois doit se rendre compte que les étudiants ne sont pas seuls à mener le combat.», explique cet étudiant en philosophie à l’UQAM.
Actuellement en séjour d’études à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, William espère aussi que certains Français se joindront à eux pour l’événement. « L’attaque contre l’accessibilité aux études, la financiarisation de l’éducation, ce n’est pas quelque chose qui se passe seulement au Québec, ça se passe partout dans le monde », affirme-t-il.
La question ne touche d’ailleurs pas seulement les étudiants. Ismaël Fortier Gueymard, travailleur québécois en banlieue parisienne, fera aussi partie de ceux qui manifesteront pour montrer leur solidarité envers les étudiants grévistes. En voyant les images des manifestations à Montréal, la nostalgie se fait sentir chez lui. « J’ai envie d’être à la maison. », assure celui qui aimerait être dans la rue avec les étudiants québécois.
Soulignons que Jean Charest effectuera une visite à Paris, du 12 au 14 mars prochain. Une occasion, selon William-J. Beauchemin, de lui passer un message. « Ce n’est pas le temps d’aller faire des entreprises de charme dans le monde. Il est temps de s’asseoir avec les étudiants pour négocier. », dit-il.
L’organisation de la manifestation a été faite en collaboration avec les forces policières. Pas de violence prévue, seulement des actions pacifiques et festives, selon le responsable. « Il y a beaucoup d’étudiants qui ont des visas, on ne voudrait pas qu’ils les perdent. », insiste-t-il.