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«Au Québec, la hausse des températures pourrait dépasser 7°C d’ici 2100», selon un scientifique

La Fondation David Suzuki organise mardi, à la Maison du développement durable, une table ronde ouverte au public sur les effets locaux des changements climatiques et les moyens que peuvent prendre les Montréalais pour agir. Entrevue avec Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques de la Fondation David Suzuki et modérateur de l’évènement.

Quels seront les changements à Montréal?
Le prochain rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), attendu à la fin du mois, détaillera les conséquences globales attendues des changements climatiques. Au Québec, la hausse des températures pourrait dépasser 7°C d’ici 2100. Cela signifie notamment qu’il risque d’y avoir plus de précipitations en hiver sous forme de pluie. On peut s’attendre à une augmentation de la biodiversité dans le sud du Québec due à un climat plus chaud, mais on risque aussi de perdre certaines espèces alors que d’autres, tel que le cardinal ou la marmotte, verront leur aire de répartition être déplacée vers le nord.

Et du point de vue de la santé?
La hausse des températures jumelée avec la baisse du couvert forestier et l’urbanisation croissante risquent de créer de plus en plus d’îlots de chaleur. Comme les milieux naturels servent, en gros, de thermostats et de filtres naturels, la perte de ceux-ci pourrait avoir des conséquences sur la santé des personnes âgées et des enfants durant de grosses vagues de chaleur ou d’épisodes de smog. L’été, on observe que la rivière des Prairies, au nord de l’île de Montréal, s’assèche de plus en plus. C’est notamment parce qu’on a éliminé plusieurs milieux humides et marais qui la bordent. Ils servent pourtant d’éponge captant l’eau et la relâchant graduellement en période de sécheresse

Que peuvent faire les citoyens?
Au cours de la table ronde, on présentera plusieurs outils permettant d’augmenter le degré d’implication citoyenne. Par exemple, nous avons développé une carte interactive des boisés d’intérêt. Ça dresse un bon topo des milieux naturels à protéger tout en donnant des informations sur les groupes respectifs impliqués dans leur protection. On a aussi créé une trousse d’outils citoyenne qui explique les trois piliers de l’action citoyenne: s’informer, rassembler et passer à l’action. On proposera aussi différentes actions tel que le Défi 30×30, qui consiste à passer 30 minutes dehors chaque jour, pendant 30 jours, en mai. Organiser un pique-nique ou une rencontre de bureau dehors constitue une façon agréable de se reconnecter à la nature.

Plus de details sur la table-ronde sur le site Mur mitoyen.

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