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13:15 7 mai 2014 | mise à jour le: 9 mai 2014 à 10:49

Montréal-Kuujjuaq en ski de fond: le projet Karibu relève le défi en 130 jours

Montréal-Kuujjuaq en ski de fond: le projet Karibu relève le défi en 130 jours
Photo: Collaboration spéciale

Les quatre guides d’aventure qui tentaient de parcourir en ski de fond les 2000km qui séparent Montréal et Kuujjuaq ont relevé leur défi en 130 jours.

C’est deux jours de moins que l’équipe de 1980, la seule à avoir déjà réussi cette expédition. «Le plus difficile a été le manque de nourriture qu’on a connu dans les monts Otish. Il fallait réduire les portions de moitié et continuer à avancer dans la grosse neige et le froid (durant ces 2 semaines, il faisait -40°C)», a relaté Marie-Andrée Fortin, mercredi, lors du point de presse marquant leur retour à Montréal.

Contrairement aux aventuriers de 1980, les quatre jeunes guides avaient choisi d’inclure une femme à leur équipe. «Avoir une fille nous a appris à ajuster le niveau de communication et à gérer les inévitables tensions qui ont surgi pendant ces quatre mois. Elle nous a aussi permis de ne pas garder pour nous nos pépins physiques», a ajouté Jacob Racine, chef de l’expédition.

Et des bobos il y en a eu, que ce soit les articulations mises à rude épreuve ou les morsures du froid. «À Chibougamau, il faisait -8°C et en quelques jours c’est descendu à -40°C le jour. On devait dormir avec nos grosses combinaisons une pièce dans des sacs de couchage remplis de glace avec de matelas de sols qui se dégonflaient à cause de la température. Personnellement je me réveillais aux trente minutes pour manger et me réchauffer», a confié Bruno-Pierre Couture, le plus glouton du groupe et aussi le plus petit!

trajet Projet Karibu

Mais cela ne représente que les moments les plus difficiles. Car la plupart du temps, les quatre Karibus étaient dans leur bulle, enfilant les kilomètres au rythme élevé d’environ 18km par jour, avec en tête les encouragements transmis directement par leurs nombreux commanditaires, sur leur compte Facebook, ou par les classes d’élèves avec lesquelles ils sont restés en contact durant l’expédition.

Car cette expédition n’était pas que la leur. «Ce qui nous a motivé au-delà de notre passion pour l’hiver c’est promouvoir le plein air au Québec et montrer la beauté des paysages d’ici», explique Jacob Racine. Les nombreuses images filmées lors de la préparation et pendant l’expédition serviront de base à un documentaire qui sera présenté cet automne.

Deux des cinq aventuriers de 1980 étaient sur place pour féliciter les quatre jeunes. «Je suis très content de voir que 34 ans plus tard la relève est là. Ils ont été une source d’inspiration pour moi cette année et m’ont motivé à concrétiser certains de mes projets d’activités de plein air», a conclu André Laperrière, chef de l’aventure de 1980.

Quelques chiffres:

  • Les quatre membres de l’expédition Karibu ont croisé très peu de gros animaux pendant ces quatre mois
  • Au troc, les gâteaux de la grand-mère de Sébastien Dugas ont atteint la valeur de 6 barres santé
  • Sans commanditaires, une telle expédition coûterait environ 40 000$