Les garderies privées pourraient fermer cinq jours
Les propriétaires de garderies privées subventionnées ne digèrent pas les compressions que le gouvernement de Philippe Couillard imposera cette année à ses membres. Ils n’excluent aucun moyen de pression pour renverser cette décision.
Mardi, lors d’une assemblée générale, les membres de l’Association des garderies privées du Québec ont convenu d’organiser une vaste manifestation au mois de septembre ainsi que cinq jours de grève avec l’accord des parents. D’autres moyens de pression sont à prévoir, a insisté le président de l’association, Sylvain Lévesque.
«[Les compressions du gouvernement Couillard] mettent notre réseau en péril», a fulminé mardi M. Lévesque. Il a déploré que les propriétaires de garderie comprenant au moins 80 places voient leurs subventions fondre de 62 000$ cette année. Aucune indexation des salaires des éducatrices ni aucune subvention par enfant ne sera accordée.
«C’est une perte de revenus pour nos garderies qui ont un bénéfice de 100 000$ par année, a dit M. Lévesque. Il faut entretenir nos bâtisses, il faut entretenir nos équipements, il faut payer les salaires et il faut payer des impôts. On ne pourra pas y arriver.»
Ces garderies ne pourront pas augmenter leur tarif puisqu’elles sont tenues de facturer 7$ par jour par enfant. Ce tarif doit être indexé à 7,30$ le 1er octobre prochain.
«M. Couillard s’est engagé à ne pas augmenter les tarifs en campagne électorale, a rappelé le président de l’Association des garderies privées du Québec. Les parents étaient pourtant d’accord avec une hausse de 2$ par jour. Chaque dollar supplémentaire nous permettait de récupérer 60M$ sans mettre la hache dans le réseau.»
Une rencontre d’urgence a été demandée avec le premier ministre Philippe Couillard. Sylvain Lévesque juge que la ministre de la Famille ne mesure pas l’impact des compressions sur le réseau des garderies privées subventionnées.