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Réseau des garderies: les parents appelés à l’aide

Photo: Olesya Feketa/shutterstock.com

L’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) souhaite mobiliser les parents afin de convaincre le gouvernement de Philippe Couillard de la nécessité de préserver le réseau de garderies accessibles et abordables.

Un vaste rassemblement sera organisé le 9 novembre à la place des Festivals, à Montréal. Des milliers de parents sont attendus. D’autres manifestations se dérouleront dans les autres régions du Québec.

Une pétition est par ailleurs en ligne sur le site de l’Assemblée nationale pour assurer la sauvegarde de la politique familiale du Québec.

L’AQCPE redoute que le gouvernement impose une «hausse dramatique» des tarifs des garderies. «On craint qu’on double les tarifs et que ce soit l’équivalent de payer une hypothèque, a dit le directeur général de l’AQCPE, Louis Sénécal. Ça serait donc un luxe d’avoir un enfant.

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, a confié à l’AQCPE qu’elle voulait «ébranler les piliers du temple». «Elle nous a dit qu’on avait raison d’être inquiet, a rapporté M. Sénécal. Si elle a le culot de nous le dire à nous, imaginez ce qu’elle dit quand elle est avec le président du Conseil du trésor, qui doit trouver le moyen de faire des coupes.»

L’AQCPE déplore que la ministre prépare une réforme des garderies derrière des portes closes. Elle a proposé des solutions à Mme Charbonneau, mais cette dernière a préféré les mettre de côté. L’association avait notamment suggéré de majorer les tarifs à 8$ par jour et de les indexer par la suite ainsi que d’offrir une aide financière aux familles moins bien nanties.

«Du gras, il n’en existe pas dans notre réseau. Dans un CPE, il y a une directrice, une adjointe, des d’éducatrices et des enfants. Ce n’est pas des paliers multiples. On est au strict minimum.» -Louis Sénécal, directeur général de l’AQCPE

 

Avant de prendre une décision sur le réseau des garderies, la ministre de la Famille entend prendre connaissance des recommandations de la Commission de révision des programmes. «Ce réseau a le droit d’exister, mais ça ne doit pas nous empêcher d’innover ou d’optimiser le réseau pour les familles», a indiqué l’attachée de presse de Mme Charbonneau, Hélène Sauvageau. Cette dernière a expliqué que la ministre consulte en ce moment les différents organisations ayant eu lien avec les services de garde.

Mis sur pied en 1997, le réseau des centres de la petite enfance a permis à quelque 70 000 femmes de demeurer sur le marché du travail, d’après une étude réalisée en 2012 par les économistes Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny. Il a aussi permis de rehausser le produit intérieur brut de quelque 5,1G$.

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