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Le déficit ontarien glisse à 15 milliards $

Keith Leslie - La Presse Canadienne

TORONTO – Le déficit de l’Ontario pour l’année financière 2011-2012 est passé à 15 milliards $, soit un peu moins que le déficit de 15,3 milliards $ estimé jusqu’ici, et la province prévoit toujours afficher un surplus d’ici 2017-2018, a annoncé mercredi le ministre des Finances.

Dwight Duncan attribue notamment cette amélioration aux changements contenus dans le plus récent budget fédéral, qui a été déposé deux jours avant le sien.

De plus, un nouvel impôt sur le revenu que le gouvernement libéral minoritaire a accepté de créer à l’intention des Ontariens les mieux nantis, dans le but de gagner l’appui du Nouveau Parti démocratique, aidera à mettre fin à l’hémorragie d’argent plus tôt que prévu, a admis le ministre Duncan.

M. Duncan a ajouté que la province pourrait jouir d’un surplus budgétaire d’environ 500 millions $ en 2017-2018.

Les libéraux estiment que la surtaxe de deux points de pourcentage imposée aux Ontariens gagnant plus de 500 000 $ par année générera des revenus annuels supplémentaires de 470 millions $, et toute cette somme sera utilisée pour réduire le déficit, a dit M. Duncan.

Le NPD a profité de la période de questions, mercredi, pour accuser le gouvernement libéral d’y aller de prédictions budgétaires catastrophiques dans le but de brosser ensuite un portrait plus prometteur, de manière à être perçu comme un gestionnaire efficace.

«Depuis deux semaines, le ministre des Finances affirme erronément que les propositions des néo-démocrates ajouteront 1 milliard $ au déficit, et comme par magie, le gouvernement a trouvé des fonds pour les garderies et d’autres priorités, a dit le porte-parole du NPD en matière de finances, Michael Prue. Aujourd’hui, le même ministre affirme que ses prévisions fiscales se sont nettement améliorées. Quand le ministre mettra-t-il fin à ces jeux?»

Cette attaque du NPD, lancée deux jours seulement après le pacte budgétaire entre les deux partis, a semblé prendre le premier ministre Dalton McGuinty de court.

«Je pensais que nous étions des amis», a-t-il dit avant même que M. Duncan ait pu répondre à sa question.

La firme Moody’s avait placé l’Ontario sous surveillance après les élections générales de l’automne dernier, et même le gouvernement libéral reconnaît que la réduction du déficit doit demeurer au sommet des priorités pour maintenir l’économie sur la bonne voie et créer des emplois.

Le gouvernement libéral avait refusé de sabrer dans tous les programmes et services, préférant préserver ses gains en santé et en éducation, mais cela a entraîné des réductions de dépenses ailleurs.

L’opposition conservatrice croit elle aussi que le déficit doit être combattu, mais prévient que le nouvel impôt appliqué aux riches retirera simplement de l’économie des fonds qui auraient pu servir à créer des emplois.

«C’est une excellente idée de réduire le déficit, a dit le porte-parole progressiste-conservateur en matière de finances, Peter Shurman. Mais il y a d’autres façons de le faire, et notre premier choix serait d’arrêter de dépenser sans compter.»

Le nouvel impôt et une limite aux dépenses gouvernementales retrancheront 3,5 milliards $ au déficit ontarien d’ici 2017-2018, selon M. Duncan.

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