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La FAE demande la médiation

Photo: Archives Métro Média

Les professeurs de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) demandent au ministre du Travail, Sam Hamad, de nommer un médiateur pour faire avancer les négociations entourant le renouvellement de leur contrat de travail.

Depuis le mois de janvier, les représentants du regroupement syndical ont rencontré à 32 reprises les négociateurs du ministère de l’Éducation. Chacune des parties a présenté une cinquantaine de demandes.

«On a des visions totalement opposées, a indiqué jeudi le vice-président aux relations du travail à la FAE et responsable de la négociation, Martin Lauzon. On veut que les choses changent. À chaque jour, les enseignants et les élèves vivent des situations difficiles. L’écart [entre les demandes] nous amène à penser que l’intervention d’un médiateur est nécessaire.»

M. Lauzon a donné l’exemple du nombre d’élèves par classe. La partie patronale veut augmenter le ratio maître/élève alors que les enseignants souhaitent le diminuer. Des divergences d’opinions subsistent également en qui concernent les heures de travail des enseignants effectuées à l’école, que la partie patronale veut davantage contrôler, ainsi que les services aux élèves qui devraient être plus nombreux d’après les syndicats.

«On vise l’amélioration des conditions de travail de nos membres, mais également l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves, a dit le vice-président de la FAE. Tout cela va permettre de préserver la qualité de l’école publique. Du côté de la partie patronale, on n’est pas là du tout. À notre lecture, ce qui la guide, c’est le respect de l’équilibre budgétaire.»

«Derrière les demandes patronales, il y a une vision qui, si elle est appliquée, se traduira par le démantèlement de l’école publique parce qu’on ne lui fournit plus depuis un certain nombre d’années les ressources dont elle a besoin pour accomplir sa mission, a déclaré pour sa part le président de la FAE, Sylvain Malette. À cela, on dit aux enseignants que vous ferez le travail à la place de ceux qu’on ne finance plus.»

Un médiateur devrait être nommé dans les prochains jours. Lorsqu’il sera désigné par le gouvernement, il aura 60 jours pour rapprocher les parties. S’il échoue, il devra rendre des comptes au ministre Hamad et lui présenter ses recommandations. Vingt jours à la suite de dépôt du rapport du médiateur au bureau du ministre, la FAE acquerra le droit de déclencher la grève.

Les sept syndicats de la FAE, qui proviennent de la grande région de Montréal, de l’Outaouais et de la Montérégie, ont déjà approuvé trois jours de grève. Ceux-ci devraient avoir lieu à l’automne en raison des délais qui doivent être respectés en vertu du Code du travail.

D’ici là, les 32 000 enseignants de la FAE multiplieront les moyens de pression. Ils feront notamment du piquetage devant leur établissement d’enseignement, ils cesseront les heures supplémentaires et ils perturberont les rencontres avec la direction.

Le ministère de l’Éducation a préféré ne pas commenter la demande de médiation de la FAE.

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