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Avec les étudiants de cégeps, ils seront 100 000 étudiants en grève lundi

MONTRÉAL – Les étudiants de cégeps monteront plus nombreux dans le train
de la grève étudiante à compter de lundi, ce qui permettra bel et bien
au groupe d’atteindre le seuil des 100 000 étudiants, selon le président
de la Fédération étudiante collégiale, Léo Bureau-Blouin.

La FECQ, qui n’avait pas donné de mot d’ordre de débrayer à ce jour, l’a
fait vendredi, dans une ultime tentative pour contrer la hausse des
droits de scolarité à l’université.

Les associations étudiantes qui détenaient un mandat de grève, mais
attendaient que le mouvement « national » prenne forme avant de l’exercer,
pourront ainsi participer au mouvement d’ensemble.

En fait, ce sont 30 000 membres de la FECQ qui participeront au
mouvement général à compter de lundi avec les étudiants d’université.
Il s’agira de grèves illimitées, affirme M. Bureau-Blouin, mais aussi de
« grèves reconductibles », c’est-à-dire des mandats qui devront être
reconfirmés ponctuellement.

La FECQ affirme s’être résignée à recourir à ce moyen de pression ultime
et avoir tout fait pour l’éviter. M. Bureau-Blouin se dit confiant que
le gouvernement Charest reculera devant la pression, comme d’autres
gouvernements l’ont fait dans le passé.

Même si à ce jour ni la FÉUQ (Fédération étudiante universitaire) ni
l’ASSÉ (Association pour une solidarité syndicale étudiante) n’ont
réussi à faire reculer le gouvernement du Québec, M. Bureau-Blouin pense
que l’entrée en scène de la FECQ pourrait faire changer les choses.

« Dans les 20 dernières années, il y a eu deux mouvements de grève
générale: 1996, le gouvernement voulait augmenter les frais de
scolarité, les étudiants ont débrayé et celui-ci a reculé; 2005, le
gouvernement coupe 103 millions $ de bourses qu’il convertit en prêts,
les étudiants ont recouru à la grève générale, le gouvernement a reculé.
Si la tendance se maintient, on est confiant que ce moyen-là peut
fonctionner », a opiné M. Bureau-Blouin.

Le leader étudiant pense aussi que le contexte politique peut jouer en
leur faveur. Il fait même appel au premier ministre Jean Charest en
invoquant la paix sociale au Québec.

« On a également le contexte électoral qui pointe à l’horizon. La
dernière fois, on a vu une baisse importante de l’appui au gouvernement
Charest. On sent également que la tendance semble bouger. On voit que
les appuis populaires aux étudiants sont de plus en plus grands. Moi, je
pense que le gouvernement, s’il tient à son pouvoir, s’il tient
justement à la paix sociale au Québec, il doit s’entendre avec les
étudiants », a-t-il commenté.

La hausse des droits de scolarité annoncée dans le budget Bachand
2011-2012 sera de 325 $ par année pendant cinq ans, à partir de l’année
scolaire 2012-2013. Ceux-ci passeront donc de 2168 $ en 2011-2012 à 3793
$ en 2016-2017.

La contribution des étudiants, qui représentait 12,7 pour cent des
revenus globaux des universités en 2008-2009, atteindra ainsi 16,9 pour
cent en 2016-2017.

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