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Bernier: NPD et PLC sont des partis socialistes

MONTRÉAL — Le ministre sortant Maxime Bernier affirme que les Canadiens auront le choix, le 19 octobre, entre le Parti conservateur et deux partis socialistes, soit le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti libéral du Canada.

«Les deux sont des partis socialistes, faut le dire. M. Mulcair se vantait dernièrement que le parti NPD faisait partie de l’Internationale socialiste», a déclaré M. Bernier alors qu’il était de passage à Montréal, lundi.

M. Bernier, qui occupe toujours le poste de ministre d’État au Tourisme et aux Petites Entreprises, a cherché à faire la démonstration que les deux formations politiques étaient davantage motivées à faire intervenir l’État dans l’économie qu’à soutenir l’entreprise, ce qui constitue, selon lui, un sédatif plutôt qu’un stimulant.

«Les libéraux et le NPD veulent rétrécir le chèque de paye des Canadiens et des Québécois. Nous voulons rétrécir les dépenses de l’État. (…) C’est un choix clair qu’on va avoir à la prochaine campagne électorale, versus deux partis socialistes et un parti qui est au fait des priorités des Canadiens», a-t-il soutenu.

Maxime Bernier, qui cherche à se faire réélire dans la circonscription de Beauce, a reproché aux deux formations de vouloir se livrer à des investissements massifs et coûteux et y est allé d’un argumentaire plaçant l’intervention de l’État en opposition au secteur privé plutôt qu’en complémentarité.

«Le gouvernement est en compétition avec le secteur privé dans ses dépenses, dans ses déficits et lorsqu’un gouvernement s’ingère dans la vie de tous les jours et dépense de l’argent qu’il n’a pas, c’est moins d’argent pour le secteur privé pour créer de la richesse et c’est pour ça qu’il n’y a pas de croissance économique», a-t-il conclu.

Utilisant la question des services de garde subventionnés, Maxime Bernier a voulu démontrer à quel point les positions des uns et des autres sont aux antipodes en faisant appel à un argumentaire tiré directement de la philosophie du libre marché.

«Les néo-démocrates et les libéraux veulent prendre l’argent dans les poches des citoyens et le donner à des fonctionnaires pour créer des programmes de garderies qui, finalement, ne répondront pas aux besoins de l’ensemble de la population, comme on le voit ici au Québec», a-t-il dit.

«Nous, notre philosophie, on croit aux individus, on redonne l’argent dans les poches des familles. Ceux-ci (sic) ont la liberté de choix de faire ce qu’ils veulent avec cet argent, soit payer une gardienne à la maison ou soit payer une garderie publique ou une garderie privée», a-t-il dit.

Plus encore, il a soutenu que les promesses des libéraux et des néo-démocrates en éducation et en services de garde vont créer de l’«instabilité constitutionnelle» puisqu’il s’agit d’autant d’ingérences dans des champs de compétence provinciale. M. Bernier a même été jusqu’à soutenir que c’est pour éviter cet écueil que son gouvernement n’avait pas à entretenir des relations intenses avec les gouvernements provinciaux.

«Lorsqu’on n’interfère pas dans les champs des provinces, on n’a pas besoin de s’asseoir avec eux (sic) pour trouver un moyen d’entente. On n’a seulement qu’à respecter la Constitution. La Constitution, elle est bien faite», a-t-il dit.

M. Bernier avait surtout convoqué les médias pour s’en prendre au chef libéral Justin Trudeau, l’accusant d’avoir insulté les entrepreneurs en laissant entendre que plusieurs d’entre eux se livrent à la fraude fiscale.

«J’ai été abasourdi d’entendre les propos du chef libéral, M. Trudeau, la semaine dernière, dire qu’un grand pourcentage des entrepreneurs utilisent les petites entreprises et le taux d’imposition des petites entreprises pour faire de la fraude fiscale», a d’abord laissé tomber M. Bernier.

«C’est tout simplement faux. Les gens savent que les entrepreneurs sont là pour créer la richesse. On devrait, au lieu de les insulter, les remercier. C’est eux qui créent les emplois, c’est eux qui créent la richesse», a-t-il martelé, reprenant un credo qui lui est cher.

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