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Les dirigeants des banques, grands gagnants de la crise économique

Les dirigeants des six principales institutions bancaires du pays ont été les grands gagnants de la crise économique, selon l’étude Les banques canadiennes en temps de crise, dévoilée mercredi par la Chaire d’études socio-économiques de l’UQAM.

Alors que les pertes d’emploi et les gels salariaux ont été légion au cours des derniers mois, les chercheurs Léo-Paul et Martine Lauzon indiquent que les dirigeants des six plus grandes banques du pays ont reçu des millions d’options d’achat d’actions à prix d’aubaine en 2009. Grâce à ces options, ils ont réalisé des bénéfices de 251 M$.

«Comme le fisc considère cette forme de rémunération comme un gain de capital, seulement la moitié du 251 M$ est imposable, déplorent les auteurs de l’étude. Une équité fiscale élémentaire demanderait à ce que tout le monde soit taxé selon une même formule, peu importe la forme de paiement.»

Afin de rétablir l’équilibre, Léo-Paul Lauzon propose de nationaliser les banques canadiennes. «La nationalisation réglerait tout, explique-t-il. Par exemple, elle permettrait d’éliminer les salaires remis sous forme d’actions parce que tous les profits seraient versés dans les coffres de l’État.»

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