Les groupes communautaires anglophones inquiets
Dans une lettre envoyée lundi au premier ministre Philippe Couillard, huit associations d’organismes communautaires anglophones du Québec expriment leur inquiétude quant à l’avenir des écoles publiques de leurs communautés.
«Il nous faut constater que des élèves nécessitant un soutien professionnel ne reçoivent pas l’aide nécessaire en raison des compressions successives dans le système d’éducation», peut-on lire dans la lettre.
Ces groupes craignent aussi que la réforme des commissions scolaires, qui sera déposée bientôt sous la forme d’un projet de loi, n’érode la démocratie scolaire et n’enlève le contrôle de l’éducation primaire et secondaire des mains de la communauté anglophone. «Les écoles anglophones au Québec ont des garanties dans la constitution et nous avons le droit de gérer nos écoles», a plaidé Rita Legault, porte-parole du Quebec Community Groups Network (QCGN).
L’Association provinciale des enseignants du Québec, qui regroupe les enseignants anglophones, a salué cette initiative.
«Nous voulons redynamiser la démocratie scolaire afin que les personnes les plus près des élèves participent plus activement aux décisions des commissions scolaires. Cela étant dit, nous avons toujours affirmé que nous alloons respecter les droits de la communauté anglophone dans le processus», a pour sa part réagit Julie White, attachée de presse du ministre de l’Éducation, François Blais.