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Sursis de deux mois pour la famille rom menacée de déportation

Sursis de deux mois pour la famille rom menacée de déportation
Photo: Josie Desmarais/Métro

La famille rom d’origine hongroise, qui risquait d’être expulsée du pays ce jeudi, pourra rester à Montréal pendant encore deux mois.

Mercredi, Ottawa a informé Gilda Lakatos, 17 ans, et sa mère Katalin, que le processus de déportation sera reporté au mois de juillet.

«Mon plus grand souhait, c’est que cette insécurité soit terminée et que le gouvernement nous dise que nous pouvons rester pour de bon, a mentionné Katalin Lakatos. Alors, je pourrais recommencer à respirer librement.»

La famille Lakatos a débarqué au Canada en 2011 après avoir été victime de racisme en Hongrie. Le statut de réfugié lui a été refusé l’an passé, ce qui a déclenché le processus de déportation. Le père et fils ont dû quitter le pays en mars dernier.

«Mon frère et mon père ne peuvent pas avoir d’emploi [en Hongrie], a raconté plus tôt cette semaine Gilda Lakatos. On leur refuse parce qu’ils sont Roms. Ils ne peuvent pas trouver de logement. Si mon frère veut aller dans un bar, on lui interdit l’entrée en disant que les Roms ne sont pas les bienvenus».

L’organisme Solidarité sans frontières, qui épaule la famille Lakatos, a souligné que même si la Hongrie est considérée comme un «pays sûr» pour les autorités canadiennes, il ne les pas pour les Roms qui sont la cible de racisme systémique. Il a de plus évoqué une étude, produite en 2015 par la Western University et la Osgoode Hall Law School de l’Université York, qui révèle que des «stéréotypes racistes» ont influencé le traitement des dossiers des réfugiés roms pendant les gouvernements de Stephen Harper.

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