Politique

Un passeport vaccinal demandé par Dominique Anglade

La cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade
La cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade Photo: Josie Desmarais/Métro

Pour «encadrer les activités auxquelles les personnes non vaccinées pourraient participer en cas de quatrième vague», la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, demande l’instauration d’un «passeport liberté».

«L’été 2021 en est un de soulagement […] Cette liberté, nous l’avons tous accueillie à bras ouverts, après plusieurs mois de confinement. Personne ne veut retourner en arrière», a-t-elle publié sur ses réseaux sociaux.

La rentrée scolaire et le retour au bureau, prévus pour l’automne, ainsi que la présence du variant Delta constituent de potentielles sources de hausse de cas. Ce passeport permettrait «de limiter les possibilités d’éclosions et de ne pas reconfiner le Québec», explique Mme Anglade.

«Prenons ensemble tous les moyens pour que notre été de liberté ne soit pas le prélude à un automne confiné.»

Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ)

Population à convaincre

Un passeport vaccinal sera mis en place à partir de septembre, mais seulement si la situation sanitaire le justifiait, avait annoncé Québec en juillet. Celui-ci pourrait alors être instauré dans certains secteurs ou territoires donnés.

Les activités à risque élevées, comme la pratique de sports, les sorties au restaurant ou dans les bars pourraient être ciblées. Les services publics ou jugés essentiels n’y seront pas inclus.

Seule la tranche des 18 à 29 ans n’a pas atteint l’objectif fixé par le ministère de la Santé, qui souhaite que 75% de la population obtienne une première dose. Par ailleurs, une proportion de 53% des nouveaux cas sont recensés chez les 20 à 39 ans.

«Les jeunes doivent faire la différence si on veut éviter d’utiliser le passeport vaccinal», a insisté le ministre de la Santé Christian Dubé sur Twitter, le 23 juillet.

Réactions diverses

Au début du mois de juillet, Québec Solidaire avait statué que le passeport vaccinal peut être pertinent pour «certains contextes.»

«Il ne doit pas devenir un outil de chantage ou de discrimination» , avait alors statué le député de Rosemont, Vincent Marissal. Vu les questions éthiques soulevées par l’instauration d’un passeport vaccinal, le parti avait demandé la tenue d’une commission parlementaire.

L’approche choisie par Québec, d’utiliser le passeport vaccinal uniquement si nécessaire, en fonction de la situation épidémiologique, avait été saluée par le Parti québécois.

«Toutefois, la proposition gouvernementale doit faire l’objet d’une consultation élargie et d’un encadrement législatif, dès la rentrée parlementaire. Des consultations publiques en commission parlementaire pourraient même se tenir dès la mi-août, car les implications sur les droits et libertés des citoyens sont importantes», avait réagi le député des Îles-de-la-Madelaine, Joël Arseneau.

Selon un sondage mené par la firme Léger, les Québécois seraient massivement en faveur d’imposer la vaccination obligatoire contre la COVID-19 pour tous les professionnels de la santé ainsi que les employés des hôpitaux et autres établissements de santé. Le coup de sonde réalisé en ligne entre le 16 et le 18 juillet suggère que 84% des Québécois appuieraient cette mesure.

Pour ce qui est du Canada dans son ensemble, l’appui au vaccin obligatoire pour les travailleurs de la santé se chiffre à 81% alors qu’aux États-Unis, une proportion de 63% des répondants est en faveur.

Une preuve de vaccination sera exigée à New York pour accéder aux restaurants, aux salles de sport et de spectacle, a annoncé mardi le maire Bill de Blasio. La Grosse Pomme devient donc la première ville américaine à créer un passeport vaccinal. Nommée «Key to NYC pass», ce passeport sera lancé dès le 16 août.

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