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04:01 14 septembre 2009 | mise à jour le: 14 septembre 2009 à 04:01 temps de lecture: 3 minutes

Sentiment d'injustice au travail: trois questions pour y voir clair

Il y a peu de choses aussi décourageantes que le sentiment d’être traité de façon injuste. Au travail, le sentiment d’injustice en­traîne le désengagement, l’aliénation et l’apathie. En amour, il a pour effet de faire éclater la bulle énergé­tique qui entoure les amoureux. Du coup, ce qui était un couple devient la simple réunion de deux personnes. Êtes-vous traité équitablement présentement? Au travail, trois types de justice doivent exister pour que la réponse soit oui.

Interrogations
Premièrement, y a-t-il une justice distributive dans votre organisation? Pour un travail de valeur égale, recevez-vous un salaire équivalent à celui des autres employés? Pour une performance extraordinaire, recevez-vous une récompense? Quand arrive le temps de participer aux frais, vous demande-t-on de contribuer à hauteur de ce que vous gagnez?

Remarquez ici que la justice distributive n’implique pas la parfaite égalité. Dans un couple où l’un des partenaires gagne trois fois plus que l’autre, il est abusif de partager les dépenses communes moitié-moitié. Celles-ci devraient être partagées au prorata du revenu de chacun.

Au travail, la justice distributive exige bien plus que la simple application des mêmes règles pour tous. À la suite d’une performance exceptionnelle, un employé pourra préférer une récompense en argent, tandis qu’un autre souhaitera une journée de congé. Il n’y a rien «d’injuste» là-dedans.

Deuxièmement, y a-t-il une justice procédurale dans votre organisation? Avec quel empressement s’occupe-t-on de vous quand vous en avez besoin? Par exemple, si vous déposez une plainte ou si vous formulez une suggestion, cette plainte ou cette suggestion sont-elles traitées aussi rapidement que si elles émanaient de quelqu’un d’autre dans votre organisation?
Si ce n’est pas le cas, on vous signifie implicitement que vous avez moins de valeur que d’autres et que votre opinion est moins importante. Rien de très valorisant là-dedans…

Finalement, y a-t-il une justice communicationnel­le dans votre organisation? Votre patron, quand il se présente au travail, salue-t-il chaleureusement vos collègues tout en évitant de vous parler? Remarquez qu’à ce chapitre, vous pouvez être à l’origine de ces comportements. La lecture de Sois positif ou bedon reste chez vous pourrait vous aider à y voir plus clair à ce sujet.

Le sentiment d’injustice peut transformer une vocation en simple job, et une grande histoire d’amour, en accident de parcours. Tout en vous rappelant qu’équité ne veut pas dire égalité, si vous percevez une injustice, revendiquez. Ne laissez pas votre attachement à votre organisation ou à des êtres chers s’éroder en ne réagissant pas. Et si vous réalisez que vous n’y pouvez rien, questionnez-vous sur la possibilité de quitter votre emploi.

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