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Le sexisme nuit au leadership féminin

Le sexisme nuit au leadership féminin
Photo: iStockQu’est-ce qui freine le leadership féminin en 2019?

Malgré les efforts déployés pour enrayer les préjugés sexistes et les stéréotypes de genre dans les entreprises, les femmes demeurent sous-représentées dans les postes de direction et les conseils d’administration au Canada.

Une nouvelle étude effectuée auprès de 2000 travailleurs adultes canadiens (femmes et hommes dans les mêmes proportions) par Randstad Canada, chef de file canadien dans le secteur des services en ressources humaines, révèle à quel point les préjugés inconscients et les stéréotypes sexistes freinent la progression de carrière et l’accès au leadership des femmes.

Les raisons

À la question demandant pourquoi les femmes ne sont pas plus nombreuses à occuper des postes de direction, la majorité des femmes interviewées (62%) a mentionné la discrimination de genre comme principale raison, comparativement à seulement 41% des hommes sondés. Plus du quart des répondants masculins (27%) considère la pénurie de candidates qualifiées et compétentes comme une explication à la faible représentation des femmes à ces postes. Remédier à cet écart est donc crucial pour provoquer des changements significatifs et modifier cette perception.

Parallèlement, la moitié des Canadiennes (50%) a défini la priorité accordée à la vie familiale comme le deuxième obstacle à leur accès aux postes de direction, comparativement à 42% des hommes. Par ailleurs, 26% des répondantes ont mentionné que «les femmes ne prennent pas suffisamment de risques pour faire progresser leur carrière», alors que seulement 19% des hommes partagent cette opinion.

«Les différences fondamentales entre les réponses des femmes et celles des hommes nous poussent à nous demander quels préjugés inconscients entrent en cause – chez les deux sexes – et comment les organisations peuvent y remédier», explique Rita Sposato, chef de l’exploitation chez Randstad Canada.

Des stéréotypes persistants

L’enquête a également révélé que les personnes interrogées continuent à percevoir les hommes comme confiants et analytiques, et les femmes, comme empathiques et capables d’une meilleure écoute. De la même manière, les répondants s’entendent pour dire que les hommes sont plus susceptibles d’exceller en mathématiques, en sciences et en informatique, et les femmes, en prestation de soins, en communications et en arts.

Les participants des deux parties conviennent que les responsabilités familiales et domestiques constituent un obstacle pour les femmes qui veulent occuper un poste de direction, car ces responsabilités leur incombent souvent. Selon 62% des femmes et 46% des hommes, un plus grand recours au congé parental par les pères aiderait à équilibrer la répartition des attentes entre les deux sexes à la maison. La majorité des répondantes (60 %) croit également que cela pourrait équilibrer les attentes sur le lieu de travail, alors que seulement 45 % des hommes sont du même avis.

En ce qui concerne l’avenir, on peut se réjouir du fait que 70% des répondants des deux sexes âgés de 18 à 34 ans sont d’accord pour dire que les hommes occupant des fonctions de direction devraient en faire plus afin de favoriser la progression de carrière de leurs homologues féminins.


Randstad Canada a commandé ce sondage dans le cadre de son initiative Les femmes qui transforment le monde du travail.