Carrières
15:23 9 avril 2013 | mise à jour le: 9 avril 2013 à 15:23 temps de lecture: 4 minutes

Quatre professions qui ont du mordant

Quatre professions qui ont du mordant
Photo: Archives Métro Média

C’est bien connu, les dentistes font partie des professionnels les plus mal-aimés. Pourtant, le domaine de la santé buccodentaire est en pleine croissance depuis quelques années, offrant même des perspectives d’emploi intéressantes.

«Dans les années 70, les gens ont pris conscience de leur santé dentaire, explique le docteur Guy Lafrance, dentiste à Gatineau. Le Québec avait alors le record mondial de caries et d’extractions dentaires.» Depuis, une vague de prévention et de sensibilisation a déferlé sur la province, poussant les Québécois à être plus attentifs à leur santé dentaire.

Mais, même si le nombre d’actes a diminué, le vieillissement de la population, la diversification des services offerts par les professionnels et les départs à la retraite participent à la croissance de ce secteur. Aussi, les assurances dentaires dont disposent de plus en plus d’employés contribuent également au changement du paysage de la dentisterie.

Voici un portrait des quatre principales professions du domaine.

Dentistes, chirurgiens dentistes et dentistes spécialistes
Revenu annuel moyen (emploi à temps plein en 2005 selon Emploi-Québec): 136 968 $

Les dentistes diagnostiquent, soignent, préviennent et contrôlent les maladies buccodentaires. Ces professionnels doivent posséder un doctorat en médecine dentaire (D.M.D.) ou en chirurgie dentaire, donnés dans les universités Laval, de Montréal et McGill. Ceux qui souhaitent se tourner vers l’une des dix spécialités reconnues par l’Ordre des dentistes du Québec suivront de une à quatre années d’études supplémentaires. «Environ 75 % des étudiants sont des femmes», souligne Dr Lafrance, qui tient à mettre l’accent sur la féminisation du métier.

S’ils sont souvent à la tête d’un cabinet de pratique privé, seulement 2 % des diplômés se dirigent plutôt vers les soins hospitaliers.

Denturologistes
Revenu annuel moyen (emploi à temps plein en 2005 selon Emploi-Québec): 56 588 $

Les denturologistes conçoivent, fabriquent et réparent les prothèses dentaires amovibles, tout en proposant un plan de traitement à leurs patients. Ils peuvent également, sous la supervision d’un dentiste, doter leur clientèle d’implants.

Une technique en denturologie, donnée au cégep Édouard Montpetit, est nécessaire pour accéder au métier. Même si le taux de placement est bon, la profession connaît tout de même un léger déclin depuis que les dentistes préfèrent la réparation dentaire et les traitements à l’extraction. Ces derniers répondent également aux besoins en termes de prothèses et d’implants, initialement fournies par les denturologistes. Les nouveaux diplômés remplacent donc surtout les professionnels qui quittent le métier à cause d’un manque de clientèle ou qui partent à la retraite.

Techniciens dentaires
Revenu annuel moyen (emploi à temps plein en 2005 selon Emploi-Québec): 56 588 $

Les techniciens dentaires apparaissent quand les dentistes proposent des prothèses et des implants à leurs clients. Ils vont alors les concevoir, puis les fabriquer en laboratoire. «Ils sont très importants dans la chaine de l’équipe», insiste Dr Lafrance. Le diplôme qui mène à la profession est une technique en prothèses dentaires, donnée au cégep Édouard-Montpetit.

Hygiénistes dentaires
Revenu annuel moyen (emploi à temps plein en 2005 selon Emploi-Québec): 36 000 $

Les hygiénistes dentaires traitent l’hygiène dentaire et agissent en terme de prévention des maladies et des affections buccales.

Plusieurs cégeps proposent le DEC nécessaire pour accéder à cette profession en forte croissance. «Les hygiénistes dentaires sont très importants dans les cabinets», continue Dr Lafrance. «Le taux de placement est de 98 %», poursuit Nadie Gobeil, responsable du département de techniques d’hygiène dentaire du Collège de Maisonneuve. La volonté de la population d’avoir une bouche en santé est notamment en cause. De plus, la majorité des hygiénistes étant des femmes, les remplacements des congés maternité participent grandement au roulement du personnel.

Articles similaires