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Cette semaine, Métro craque pour A Fat Wreck, Fearless, la saison 1 de Boomerang en DVD, le dernier concert de The Tragically Hip

Cette semaine, Métro craque pour A Fat Wreck, Fearless, la saison 1 de Boomerang en DVD, le dernier concert de The Tragically Hip
Photo: Open-Ended Films

Cette semaine, on craque pour… A Fat Wreck, Fearless, la saison 1 de Boomerang en DVD, Terminus, Kilo Two Bravo, Future Present Past et le dernier concert de The Tragically Hip.

1. A Fat Wreck
Créée en 1991, l’étiquette Fat Wreck Chords a été, pendant sa première décennie dorée d’existence, le sanctuaire du punk-rock californien, regroupant la crème du genre. Lagwagon, Good Riddance, No Use for a Name… Réalisé par Shaun Colon, meublé d’entrevues et assaisonné de segments où des marionnettes font tout (de «répondre au téléphone à roulette» à «de la cocaïne»), ce documentaire divertissant et inventif dresse un portrait du label, mais surtout de l’homme qui résiste, à sa tête : le haut en couleur Fat Mike, également bassiste et vocaliste de NOFX. Sans oublier celle qui fait véritablement rouler les affaires, son ex-femme Erin Burkett. Ne tombant pas dans l’apogée, n’esquivant pas les critiques («Fat Wreck Chords, ce n’est pas une famille, c’est une mafia»), le long métrage regorge d’anecdotes. Exemple : lorsque Mike, fêtard invétéré, se souvient d’avoir finalement accepté de signer le groupe Strung Out parce que les musiciens lui ont offert de poser de la moquette dans son condo. Un trip nostalgique assumé à voir vendredi soir à 19 h 30 au Centre Phi. (Natalia Wysocka)

2. Fearless
Une fascinante série documentaire vient d’arriver sur Netflix : Fearless (ou Intrépides). Le sujet? Le «merveilleux» univers des cowboys qui pratiquent le sport le plus dangereux au monde, le rodéo sur taureau ou bull riding. On y apprend que le Brésil est une pépinière à cowboys et que les meilleurs bull riders (Adriano Moraes, Kaiche Pacheco, Silvano Alves, Guilherme Marchi) viennent de là! Malgré quelques faiblesses dans la réalisation, on devient vite happé par l’histoire de ces hommes téméraires, étrangement flegmatiques, obsédés par leur passion et dont le corps est ravagé par les blessures. (Rachelle McDuff)

3. La saison 1 de Boomerang en DVD
Depuis Rumeurs et Mauvais Karma, on s’ennuyait de la plume vive et colorée d’Isabelle Langlois. On la retrouve avec bonheur dans la série de TVA Boomerang, réalisée par Charles-Olivier Michaud, qui suit un couple en faillite forcé d’élire domicile chez les parents de mademoiselle, dont la première saison est désormais disponible en DVD. Et quand les textes sont livrés par le spontané et hilarant Antoine Bertrand et sa conjointe de la vraie vie, la comique Catherine-Anne Toupin, c’est encore mieux (et ça, c’est sans parler de la fantastique Marie-Thérèse Fortin et du solide Fabien Cloutier). Du bonbon qui se dévore en un rien de temps et donne hâte à la seconde saison! (Jessica Émond-Ferrat)

4. Terminus
Si vous trouvez que votre conducteur (rice) d’autobus a l’air bête, allez lire Terminus, premier roman de Nathalie Lagacé, qui a travaillé sept ans comme conductrice à la STM. Vous comprendrez. D’une plume vitriolique, elle décrit les usagers impolis, ingrats, qui ignorent les salutations ou qui se plaignent du temps nécessaire pour embarquer un handicapé. Le siège de pilotage où l’on macère dans ses fluides par temps chaud, faute de climatisation. La circulation chaotique et le couple qui prend le bord. Un roman qui devrait être offert par la STM avec toute nouvelle carte OPUS! En librairie mardi aux éditions Sémaphore. (Mathias Marchal)

5. Kilo Two Bravo
Trouvé sur Netflix, ce premier long métrage de Paul Katis raconte l’histoire vraie de jeunes soldats britanniques s’étant retrouvés coincés dans un champ de mines, littéralement, en Afghanistan, en 2006. Un film cru et dur, qui montre de manière réaliste le quotidien des soldats, et dont la tension demeure supportable grâce à des personnages attachants qui gardent tant bien que mal le moral alors que la jambe de l’un explose et que l’eau vient à manquer. Un premier long métrage d’une impressionnante qualité. (Jessica Émond-Ferrat)

6. Future Present Past
Après le cataclysmique Angles, d’où pointaient les chicanes, la mésentente et le «Je te hais!» «Non! Moi je te hais plus encore!» puis Comedown Machine, qui n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait, les Strokes, libérés de leur contrat avec l’étiquette RCA, bye!, ont lancé ce Future Present Past. Trois pièces presque parfaites qui laissent espérer de grandes choses à venir. Comme Threat of Joy, qui démare sur le «Okayyyyy» bien-blasé-bien-dosé, façon Jonathan Richman, du frontman, Julian Casablancas. Qui peut chanter «Enfile ta nuisette» et avoir l’air plus sexe que quétaine? Qui peut placer dans un morceau : «Baby, pourquoi c’est si difficile de lire la phrase dans mes yeux?» sans avoir l’air complètement con? Pas mal juste Julian. Et ça marche, encore et toujours. (Natalia Wysocka)

7. Le dernier concert de The Tragically Hip
Il y avait quelque chose de plus grand que nature à regarder, samedi dernier, un homme de 52 ans atteint d’un cancer du cerveau donner le dernier spectacle de sa vie. Bien au-delà de son aspect «célébration de l’unité canadienne» – qui n’a pas tellement résonné au Québec –, le dernier tour de scène de Gord Downie constitue avant tout une formidable leçon d’humilité. Plus de 11 millions d’auditeurs ont partagé avec le chanteur de The Tragically Hip un moment d’une tristesse infinie, soit, mais également un moment de communion intense comme seule la musique peut en offrir. Bravo à la CBC d’avoir interrompu sa couverture olympique pour retransmettre, en direct et sans publicités, les adieux d’un géant. (Maxime Huard)

On se désole pour…

Toutes les mentions de «la rentrée»
Depuis quelques semaines, c’est partout : dans les magasins, dans les journaux, dans nos courriels. Qu’elle soit scolaire, télévisuelle, littéraire, théâtrale… c’est la rentrée. Oui, bien sûr, ça veut dire offre culturelle foisonnante, ce dont on se réjouit. Mais bien qu’on n’ait pas connu de «rentrée» à proprement parler depuis des années (et que l’été soit, dans notre profession, une période plutôt occupée), cette expression continue d’avoir un désagréable parfum de rappel à l’ordre rabat-joie, qui signale la fin de l’été, des vacances et de l’insouciance. Nonnnnn, pas déjà! (Jessica Émond-Ferrat)

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