Une soirée stylée avec Sting
En 2010, Sting célébrait ses 25 ans de carrière. Lundi soir à la Place des Arts, les cadeaux, c’est à ses fans qu’il les a offerts.
C’est à une très chic soirée que le bassiste et chanteur avait convié ses fidèles lundi soir. Vêtu d’un t-shirt blanc et de jeans noirs, très simplement, dans un décor tout aussi dépouillé, Sting a lancé le bal avec All this Time. Sitôt la pièce achevée, il a pris le micro pour s’adresser à ses disciples, en français. «Alors, maintenant, j’aimerais vous présenter mon band!» a-t-il dit. Il faut dire que le band en question méritait d’être présenté d’emblée. Tout au long du concert, le guitariste Dominic Miller, le claviériste David Sancious, le violoniste électrique Peter Tickell, la choriste Jo Lawry et le batteur Vinnie Colaiuta ont tous été d’un calibre supérieur, pour ne pas dire irréprochable.
Une fois les présentations terminées, Sting a compté «Un, deux, un, deux, trois, quatre!», donnant ainsi la cadence à Every Little Thing She Does Is Magic, suivie de l’incontournable Englishmen in New York. Un succès durant lequel les spectateurs se sont fait entendre pour clamer haut et fort leur droit d’être différents, peu importe ce que les autres en disent. Le refrain, «Be yourself no matter what they say!», a résonné dans la salle.
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Très en voix et en pleine forme, Sting a confié par exemple que, depuis toujours, il essayait d’écrire des chansons country. «Mais, puisque je suis Anglais, et du nord en plus, disons que je ne suis pas un chanteur country très authentique!» a-t-il blagué avant de présenter I Hung my Head, une pièce qu’avait réinterprétée le regretté Johnny Cash. Charmeur et farceur, il a également raconté, avant le classique Fields of Gold : «Je vis à la campagne en Angleterre, dans une petite maison rustique… Hmm, non, ce n’est pas vrai. Vous savez bien que j’habite dans un gros château!»
Au cours de la soirée – très bien calibrée – le musicien émérite a alterné les pièces plus entraînantes telle Heavy Cloud No Rain, avec la foule qui faisait office de chœur, et les plus douces, telle Shape of my Heart.
Lorsque nous avons dû quitter pour cause d’heure de tombée, il venait de parler de sa passion des westerns et de jouer Love Is Stronger than Justice, accompagné par un solo épatant de Peter Tickell.
Du bonbon pour les inconditionnels.