Culture
20:13 26 août 2012 | mise à jour le: 26 août 2012 à 21:14 temps de lecture: 3 minutes

Ed Sheeran et son double, Rupert Grint

Ed Sheeran et son double, Rupert Grint
Photo: Collaboration spéciale

Le chanteur britannique présente le vidéoclip de la chanson Lego House.

Bien qu’il soit encore méconnu en Amérique du Nord, Ed Sheeran est une mégastar dans son Angleterre natale.

Pour le public d’ici, il est surtout ce petit rouquin à la guitare qui ressemble comme deux gouttes d’eau à l’acteur Rupert Grint, rendu célèbre par la série Harry Potter. Et c’est justement sur cette ressemblance que joue le clip de Lego House.

Je dois avouer que, durant les premières secondes, j’ai cru que ce n’était pas Grint, mais bien Sheeran qu’on voyait déambuler en arrière-scène avant un concert ou dans l’autobus de tournée, puis errant sur les routes de campagne en griffonnant des paroles dans son carnet. Il m’a fallu me rendre à l’évidence et me dire que Sheeran reprenait le concept déjà utilisé par Elton John, qui avait confié à Robert Downey Jr. le soin de l’incarner dans le clip de I Want Love.

Mais plus Lego House avance, plus le malaise s’installe. Ce n’est pas du côté d’Elton John qu’il faut chercher l’inspiration de ce clip, mais plutôt dans l’univers plus tordu d’Eminem.

Le véritable sens de cette histoire se révèle peu à peu : Grint ne joue pas Sheeran, mais bien un de ses fans les plus dévoués, qui se glisse en douce dans tous les endroits fréquentés par son idole. Il possède un cahier rempli de souvenirs reliés à la star, dont un vieux morceau de chewing-gum qu’il mastique, comme pour absorber par osmose l’énergie vitale du chanteur.

Comme dans Stan, d’Eminem, on comprend qu’on a affaire à un fan un peu désaxé qui a renoncé depuis longtemps à vivre dans la réalité. Et quand le vrai Ed Sheeran croise son double, éjecté manu militari d’une salle de concert par des agents de sécurité, on ressent immédiatement son profond malaise.

Un clip étrange et étonnant de la part d’une teen idol en pleine ascension.

L’humanité selon Beyoncé

On accuse souvent les stars de la pop d’opportunisme crasse lorsqu’elles décident d’endosser des causes humanitaires. Mais il faudrait être d’une extrême mauvaise foi pour reprocher à la belle Beyoncé d’avoir interprété I Was Here pour souligner la Journée mondiale de l’aide humanitaire.

Filmé lors d’une prestation dans la grande salle d’assemblée des Nations Unies, ce clip bouleversant utilise la notoriété internationale de la chanteuse pour encourager le monde entier à mettre l’épaule à la roue. Pendant que la chanteuse, remarquablement sobre et éblouissante à la fois dans sa petite robe blanche, chante qu’elle veut «laisser une trace dans le monde», on voit défiler derrière elle des images de conflits et de catastrophes naturelles. Mais le clip ne s’apitoie pas sur la souffrance humaine, bien au contraire.

Il nous montre surtout l’acharnement des travailleurs humanitaires qui, au prix d’efforts surhumains, sauvent des vies dans les situations les plus difficiles.

Évitant de justesse le ton de propagande et l’avalanche de bons sentiments qui ruinent souvent ce genre de projet, I Was Here s’avère un vibrant hommage à tous ces héros anonymes qui nous réconcilient avec le genre humain.

Pour voir le clip Lego House de Ed Sheeran

Pour voir I Was Here de Beyoncé aux Nations Unies

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