Culture

Les Nombrils, phénomène mondial de la BD

En deux ans à peine, la série Les Nombrils est devenue un véritable phénomène dans le monde de la BD. Les liens de l’amitié, le troisième tome, qui vient de paraître aux éditions Dupuis, semble être destiné au même succès que les deux premiers, écoulés à plus de 160 000 exemplaires.

Les Nombrils, c’est l’histoire de trois ados : Vicky et Jenny, très éprises d’elles-mêmes, et Karine, une gentille fille qui leur sert de faire-valoir. Métro a rencontré les deux créateurs de ces personnages, la scénariste Maryse Dubuc et le dessinateur Marc Delafontaine.

Comment travaillez-vous ensemble?
[Maryse Dubuc] La création se fait vraiment à deux, comme si on était un créateur à deux têtes. On collabore à toutes les étapes du travail.
[Marc Delaf] On discute beaucoup des gags, de la tournure que l’album va prendre […] On peut tout bouleverser avant d’en venir à un consensus qui nous plaise à tous les deux.

Difficile de relater la vie des ados?
[Maryse Dubuc] Ce qui est intéressant dans le monde des ados, c’est que toutes les émotions sont vraiment à leur maximum.
[Marc Delaf] On se place toujours du côté de l’ado, jamais du côté de l’adulte qui pose un regard sur l’adolescence. On puise dans notre adolescence, pas si lointaine que ça, et on s’y retrouve, dans des situations actuelles. D’ailleurs, beaucoup de nos jeunes lecteurs nous disent reconnaître les situations qu’ils vivent ou qu’ils voient autour d’eux dans nos BD.

Selon vous, les ados sont nombrilistes donc?
[Maryse Dubuc] Je trouve que c’est normal à l’adolescence : tu découvres ton individualité, tu as du mal à te définir. Pas étonnant que le nombrilisme fasse partie des étapes de cette période. À 25 ou 30 ans, ça devient plus grave!
[Marc Delaf] On ne fait pas une critique de l’adolescence. On raconte l’histoire de ces trois filles-là, point final. Ce sont des personnages.

Les Nombrils tome 3
Présentement en librairie

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