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Hystérie collective (Massenhysterie)

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

Le quatuor allemand Tokio Hotel fait des ravages partout où il passe. Véritable phénomène en Europe et un peu partout sur la planète. Au fil de ses tournées, il sème une hystérie qui a même été comparée à celle que suscitaient les Beatles par le journal français Le Parisien!

La vague a aussi déferlé au Québec, où le premier spectacle de la formation en sol québécois, au National, a affiché complet. Et avec plus de trois millions d’albums vendus à ce jour, Tokio Hotel sort un premier album dans la langue de Shakespeare, Scream.  

Le groupe est formé de quatre jeunes à peine sortis de l’adolescence : deux frères jumeaux et deux amis d’enfance. Ils s’appellent Bill et Tom Kaulitz, Gustav Schäfer et Georg Listing. Ils ont respectivement 18, 21 et 19 ans. Ils font de la musique ensemble depuis près de sept ans et ont déjà deux albums à leur actif, Schrei et Zimmer 483.  

Face à cette célébrité quasi instantanée, les quatre jeunes punk-rockeurs semblent pourtant très zen.  «On est vraiment contents, explique Bill, le chanteur et leader du groupe. On profite de chaque minute. C’est vraiment nouveau parce qu’on a seulement commencé à faire parler de nous il y a deux ans et demi.» «C’est définitivement la plus belle expérience de notre vie, ajoute-t-il. On espère que ça va durer longtemps.»

La vie devant eux
La carrière de Tokio Hotel semble pour le moment très prometteuse. Lors de leur toute première tournée, ils ont joué devant plus de 400 000 spectateurs, donnant
43 concerts à guichets fermés. Leurs fans sont complètement hystériques et, pour le moment, cela les rend fous de joie.

«On nous demande souvent si c’est énervant, toutes ces filles qui crient durant nos apparitions publiques. Je dois dire que non! On est des gars. On aime ça! s’exclame Tom, le frère jumeau de Bill. C’est une des choses les plus positives, sinon la chose la plus positive, de notre métier.»

À la conquête du globe
La popularité de la formation Tokio Hotel à l’extérieur de l’Allemagne a fait des petits grâce à l’internet. Les admirateurs du groupe se sont servis de la Toile pour répandre la bonne nouvelle. Le quatuor s’est d’ailleurs rendu en Israël pour un spectacle qu’un fan avait demandé via le web.

«Dans plusieurs pays, tout a commencé par l’internet. Ç’a débuté avec des pages que des fans ont créées. Je crois qu’au Québec aussi ç’a commencé comme ça, parce qu’on ne pouvait pas trouver notre musique ici avant, note Bill, le chanteur. On n’était jamais venus ici.»

Avec un nouvel album en anglais, Scream, la formation souhaite défaire les barrières de la langue et conquérir de nouveaux horizons. Un choix que Tokio Hotel a fait en premier lieu pour ses fans et non pour faire plaisir à sa maison de disques.

«Nos paroles sont tellement importantes pour nous! On voulait que les gens les comprennent, précise Bill.  Ç’a été beaucoup de travail, parce que j’ai été obligé de retourner en studio pour réenregistrer les paroles en anglais. Ç’a pris du temps, mais on est très contents du résultat et on espère que les gens vont apprécier.» Fait étonnant, le succès du groupe a poussé ses fans européens à s’inscrire à des cours d’allemand pour comprendre ce que leurs idoles racontaient dans leurs chansons.

«C’est bien, parce que les fans peuvent maintenant nous parler et on peut leur parler, en retour. C’est la première fois qu’on fait quelque chose en faveur de l’école et qu’on est impliqués dans l’éducation! s’exclame Tom, le guitariste, qui vient tout juste de compléter ses études secondaires. J’espère que nos professeurs sont contents maintenant, parce qu’ils ne l’étaient pas vraiment avant!»

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