Culture

Le champion du peuple

L’ombre de Gilles Villeneuve continue de planer sur la Formule Un. Plus d’un quart de siècle après Zolder, le souvenir du pilote de Berthier continue de nourrir les amateurs.

«Il n’a pas été le plus grand des pilotes. Certains coureurs comme Alain Prost, par exemple, ont été de plus grands champions. Pourtant, ils n’ont jamais eu la même aura que Gilles Villeneuve. Villeneuve, c’était le champion du public», explique le journaliste Xavier Chimits, qui vient de publier en collaboration avec Philippe Graton et le studio Jean Graton : Gilles Villeneuve : «je ne serai pas long», le 10e titre des Dossiers de Michel Vaillant chez Graton Éditeur.

«Mon père avait très bien saisi le talent de Villeneuve, c’est pourquoi il l’avait sacré champion du monde en 1981 dans l’album Steve Warson contre Michel Vaillant», rajoute  Philippe Graton, fils du bédéiste Jean Graton.

Un livre différent

Proposant une combinaison de bandes dessinées, de photos et de textes, le livre, lancé en début de semaine au Musée Gilles-Villeneuve à Berthier, nous présente un Gilles Villeneuve criant d’authenticité, loin de l’image médiatique.

«Il avait ses défauts, il avait son caractère et il a commis des erreurs. Mais c’est aussi ce qui le rendait attachant», explique le journaliste reconnaissant du même souffle que les pilotes de cette génération étaient plus charismatiques.

«Cette génération était différente de l’actuelle. Les pilotes étaient plus vieux, mais ils avaient chacun un bagage d’expérience riche et unique. Villeneuve avait 26 ans à ses débuts en F1. Ça ne serait plus possible aujourd’hui», rajoute avec nostalgie Chimits, qui regrette l’homogénéisation des pilotes.

«La F1 vit la même situation que le tennis, tous les athlètes sont pareils et ils ont à peu près tous suivi le même parcours», soupire-t-il.

Gilles Villeneuve : «je ne serai pas long»
Présentement en librairie

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