Culture

Eric Clapton: avoir joyeusement les blues

Après 10 ans d’absence, Eric Clapton faisait hier soir un retour à Montréal dans un Centre Bell plein à craquer, devant une foule des plus enthousiaste.

Précédé de Robert Ran­dolph and The Family Band en première partie, le guitariste, chanteur et compositeur britannique est apparu sur scène à l’heure prévue en entonnant les premières notes de Motherless Children.

Devant un public composé principalement de fans dans la quarantaine et clairement conquis d’avance, il a ensuite enchaîné avec des compositions telles que Key to the Highway, Hoochie Coochie, Little Wing et Outside Wo­man Blues. L’ensemble du spectacle a été fait de succès autant anciens que récents. Il a cependant gardé pour la fin deux de ses succès les plus connus : Layla et Cocaine.

C’est seulement à la troisième chanson que le public a vraiment pu sentir l’intensité caractéristique de l’artiste, comme s’il avait eu besoin d’une brève période de réchauffement. Quelques solos de guitares électriques bien sentis sont ensuite venus prouver qu’Eric Clapton, toutefois peu loquace entre les chansons, n’a rien perdu de sa passion pour le blues.

La simplicité avant tout
Dans un décor très simple, composé uniquement de six panneaux lumineux – montrant parfois des dessins psychédéliques, parfois l’artiste en action – Eric Clapton, ses deux choristes et ses quatre musiciens ont offert un spectacle sans artifice, mais fidèle au chanteur en termes musicaux. Le Centre Bell semblait transformé en énorme lounge.

Au moment de mettre sous presse, l’artiste de 60 ans passés n’en était qu’à la moitié du spectacle, mais déjà, on pouvait sentir que l’atmosphère se réchauffait un peu plus à chaque chanson, devant un public apparemment bien heureux de retrouver cette légende du blues. 

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