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Esprit de cantine: Un goût d’été

Photo: François Gamache/collaboration spéciale

Alors que le printemps tarde à s’installer, le documentaire Esprit de cantine de Nicolas Paquet est plein de soleil et de la bonne odeur de la poutine.

On se sent immédiatement en famille dans la cantine Chez Mimi de Saint-Alexandre-de-Kamouraska et le casse-croûte Le Connaisseur de Tadoussac. Deux endroits inscrits dans leur communauté où on rencontre des personnages souriants et éminemment attachants.

«J’ai découvert la beauté de ces petits commerces et leur importance pour les collectivités, comme lieux de rencontres et de socialisation, raconte au bout du fil le réalisateur. Ce qui m’intéresse est de montrer ce pan de notre identité.»

Malgré la dureté du métier et l’avenir incertain des casse-croûte, ce ludique long métrage qui est bercé par la musique de Fred Fortin est particulièrement harmonieux, à l’image des femmes qui animent et maintiennent en vie ces espaces.

«C’est un peu des lieux de résistance face à une standardisation, notamment des chaînes de restauration rapide, et à une certaine mode de refaire constamment la décoration, affirme le cinéaste. Il y a quelque chose d’authentique dans lequel tout le monde trouve son compte.»

«Dans notre société, il y a des repères. Les cantines en font partie. Et ces repères-là sont importants. C’est comme si on plongeait un peu dans nos racines. Je pense qu’on le ressent quelque part à l’intérieur lorsqu’on mange une poutine.» – Nicolas Paquet, réalisateur d’Esprit de cantine

Tout comme dans ses précédentes créations La règle d’or et Ceux comme la terre, Nicolas Paquet pose dans Esprit de cantine un regard sensible et empathique sur le territoire, se faisant un devoir d’exposer la ruralité québécoise au grand jour.

«Mes documentaires permettent aux gens qui habitent les petites villes et les villages de se voir à l’écran, maintient-il. Et aussi, pour ceux qui sont en milieu urbain, mais qui ont grandi en région ou dont les parents ont grandi en région, de se rattacher. La perte du lien se fait dans l’absence d’une relation. Passer toute une saison dans un casse-croûte et voir les habitués, l’arrière du décor, je pense que c’est une belle façon de recréer ce lien. Il y a beaucoup d’humanité dans ce qu’on découvre.»

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