Culture

Les B.B.: Le parfum du passé…

Plusieurs années après Beau Dommage, quelques mois après Noir Silence, et dans l’ombre de The Police, des Spice Girls et autres New Kids On The Block, c’est maintenant au tour des B.B. de refaire surface.

Réunis le temps de deux concerts gratuits offerts dans le cadre du 20e anniversaire de leur formation et des 20es FrancoFolies, Patrick Bourgeois, François Jean et Alain Lapointe tenteront de faire revivre au public la frénésie qui les a entourés de 1989 à 1996. Une frénésie qui les a propulsés au sommet de la scène pop québécoise, leur a permis de vendre quelque 600 000 albums et de mettre la main sur quatre prix Félix.

Métro s’est entretenu avec le chanteur Patrick Bourgeois, à la veille de la première prestation des B.B. aux FrancoFolies.

Les B.B. se sont séparés en 1996. Qu’êtes-vous devenu depuis?

Quand on s’est séparés, chaque membre du groupe voulait explorer des avenues qui lui semblaient propices. François était plus rock et a continué à jouer de la batterie. De mon côté, j’avais un studio chez moi et j’ai fait beaucoup de jingles pour des publicités. J’étais un peu plus pépère. Alain, quant à lui, a fait autre chose. Il est devenu professeur et a fait un CD instrumental. On s’est revus quelques fois, puis, en 2003, on a décidé de faire un disque pour le trip. On a vraiment pris cette décision-là plus avec notre cÅ“ur qu’avec notre tête.

Comment se sont passées les retrouvailles?

On a beaucoup de plaisir, c’est comme si on ne s’était jamais quittés. On jurerait que le dernier show qu’on a fait, c’était la semaine passée, alors les tounes nous habitent encore beaucoup.

Quelle réaction avez-vous pu observer depuis l’annonce de votre spectacle?

Honnêtement, je n’ai pas fait autant d’entrevues depuis longtemps. Ça fait drôle! Les B.B. ont beau s’être formés il y a 20 ans, il y a un engouement autour du groupe qui est difficile à expliquer. Et ça ne date pas d’hier. Les gens m’arrêtent sur la rue et me disent : «Eille, c’était bon les B.B.!»

Croyez-vous que les gens qui vous écoutaient plus jeunes seront au rendez-vous?

Pour le monde de 30 ans, c’était leur époque, les B.B. Aujourd’hui, c’est comme s’ils revoyaient leurs idoles d’enfance. Pour eux, c’est de la comfort music. C’est comme se remémorer le bon petit pâté chinois qu’on mangeait quand on était petit. C’est un peu ça le phénomène des B.B. en ce moment.

L’intérêt suscité par la réunion des B.B. vous a-t-il étonnés?

Je savais que ça marcherait parce qu’on a fait quelques spectacles corporatifs avant et on a vu qu’il y avait vraiment un engouement. Mais je ne m’attendais pas du tout à une telle réaction positive.

À quoi les spectateurs peuvent-ils s’attendre en assistant à votre spectacle?

On a quand même eu 15 chansons qui se sont hissées dans le top 10. Je pense honnêtement que les gens vont reconnaître les tounes qu’on va jouer parce qu’ils les ont déjà chantées.

Certains pourraient voir dans votre réunion une entreprise purement pécuniaire…

On ne fait pas ça pour l’argent, pour faire une tournée ou pour enregistrer un disque. On le fait pour le fun. Cette réunion-là n’était pas préméditée du tout. En fait, on n’y avait même pas pensé. Ce sont les Francos qui nous ont appelés. Mais si jamais une tournée s’offrait à nous, j’y penserais peut-être. Je ne ferme pas la porte, mais ce n’est pas dans nos plans pour le moment.

Les B.B.
À l’Espace Ford
Ce soir à 21 h et 23 h

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