Culture

Critiques CD de la semaine du 21 au 25 juillet 2008

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Ouanani, Victoria Abril, Mademoiselle K, James Deano et Les Pistolets roses.

 Métissage festif
 Ouanani
 Vote etnik (4/5)

 
«Par quoi on a été battu dans le fond? Par l’argent et le vote ethnique», déclarait Jacques Parizeau le soir du référendum de 1995. Et c’est par cette phrase que commence la réflexion du collectif Ouanani. Avec des amalgames irrésistibles de rythmes du monde, parfois électros, où se fait entendre le tam-tam de Sadio Sissokho, la formation multiculturelle aborde des thèmes comme l’immigration et le racisme avec un humour corrosif. Jean Arsenault, originaire du Lac Saint-Jean, est le chef d’orchestre de cette grande fête des cultures. À savourer le 30 juillet à 19 h et 21 h sur la scène du Monde multiculturel Hydro-Québec.
– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Amor y música
 Victoria Abril
 Olala! (3,5/5)

La comédienne fétiche de Pedro Almodóvar, Victoria Abril, prouve avec Olala!, son dernier opus, que chanson française et flamenco font un heureux mariage. Avec sa voix agréable teintée d’un accent espagnol fort sympathique, l’Andalouse réussit à faire revivre avec éclat des classiques de Léo Ferré, Édith Piaf, Barbara et Serge Gainsbourg. Si Abril s’est taillé une réputation de femme sensuelle, elle le prouve en reprenant une chanson grivoise de Guy Breton et Colette Renard, Les nuits d’une demoiselle, de manière absolument savoureuse. En spectacle le 29 juillet à 20 h au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.
– Marie-Luce Pelletier-Legros

 Révolte tranquille
 Mademoiselle K
 Jamais la paix (3,5/5)

 
Sur les premières pièces de Jamais la paix, Mademoiselle K semble en colère. Les riffs sont lourds, le ton revendicateur et la chanteuse Katerine Gierak s’époumone. Au début, on est un peu secoué. Mais on se rend compte que le quatuor n’a pas toute la hargne d’abord proposée. C’est un peu comme si -M- se révoltait et criait ses chansons. On n’y croirait pas tout à fait. Et c’est ce qui rend Jamais la paix aussi étrange que charmant. Le groupe français propose en fin de compte un rock solide, différent… une révolte tranquille. À découvrir le 28 juillet à 20 h à La Zone Molson Dry.
– Vincent Fortier

 Planète rap
 James Deano
 Le fils du commissaire (3/5)

La nouvelle coqueluche du rap belge, James Deano, débarque au Québec avec son premier album, Le fils du commissaire. Deano a atterri sur la planète rap française et belge grâce au succès de son premier simple, Les blancs ne savent pas danser. L’opus du rappeur est un peu à l’image de ce tube. Le fils du commissaire se veut drôle, entraînant et cache même une certaine profondeur, particulièrement avec la chanson 11 du 9, qui traite des attentats du 11 septembre. James Deano accueille même sur son album quelques grosses pointures du rap français, dont Diam’s.
– Mathieu Horth Gagné

 Une brique!
 Les Pistolets roses
 Les Pistolets roses (2/5)

 
Le groupe rock, ou punk rock, présentait en juin son troisième album, éponyme cette fois. Les Pistolets roses n’ont jamais fait dans la dentelle, côté musique comme côté texte, et voilà qui n’a pas changé. Leur rock francophone enragé est axé sur la boisson, les femmes et dégage  de la frustration à profusion. La voix reste toujours légèrement agressante, alors  mieux vaut  s’y faire… Des éléments de country se glisseront dans des ballades ici et là (Tu étais la plus belle, Le fantôme des cowboys déchus), mais, dans l’ensemble, l’album a la subtilité d’une tonne de briques. Tout dépend donc si vous aimez les briques…
– Christian Duperron
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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