Culture

Molière à notre portée

Au début de la décennie 1990, Serge Postigo s’est retrouvé à Paris avec 120 $ dans les poches.

Faute de fonds suffisants pour subsister dans la Ville lumière pendant toute une semaine, l’acteur en herbe n’a pu assister à l’une des productions de la Comédie-Française, la célèbre troupe de théâtre créée par Molière et instituée par Louis XIV.

Près de 20 ans plus tard, le comédien a enfin la chance de se reprendre, sans même devoir se taper un vol de sept heures au-dessus de l’océan Atlantique.

Jusqu’au 29 juillet, la plus célèbre des compagnies de théâtre francophone présente au TNM Le malade imaginaire, l’un des grands classiques de son fondateur, auquel Postigo voue une admiration sans borne.

«Molière, c’est le Soleil. Il écrivait la comédie humaine comme personne, dit-il. Ses pièces ont près de 400 ans, mais les sentiments qu’elles explorent sont toujours d’actualité. En ce sens, il est la preuve dramaturgique que nous n’évoluons pas!»

Sur le tard

C’est à 19 ans, après avoir fait son entrée à l’option théâtre du cégep de Saint-Hyacinthe, que Serge Postigo a vu son premier Molière. C’était Don Juan, au Théâtre du Nouveau-Monde. «J’étais assis dans la dernière rangée au balcon, mais je suis tombé sur le cul», se rappelle-t-il.

Depuis ce temps, sa passion pour les arts de la scène ne s’est jamais éteinte. Au Festival Juste pour rire seulement, il a joué dans Irma la douce, Le mystère d’Irma Vep et Neuf.

Sa première participation à la grande fête de l’humour remonte toutefois à 1992, alors qu’il chantait au sein d’un groupe barbershop sur la rue Saint-Denis!

Le malade imaginaire
Au TNM
Jusqu’au 29 juillet à 19 h

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