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Le cas Roberge: Un pour tous, tous pour un

geneviève vézina-montplaisir, métro

Il y a six ans, Le cas Roberge était un projet de film. Il est devenu un projet de série télé qui n’a pas trouvé preneur, pour en­suite se transformer en capsules web. Au­jourd’hui, Le cas Roberge reprend ce qui aurait dû être sa forme originelle, celle d’un long métrage. Un long détour, non sans embûches, pendant lequel ses créateurs n’ont jamais perdu foi en leur projet.

Écrit par Benoit Roberge, Jean-Michel Dufaux et Stéphane E. Roy, Le cas Roberge traite de la quête identitaire et amoureuse d’un chroniqueur télé  à l’ambition démesurée, Benoit Roberge, qui a soif de gloire, mais qui choisit la plupart du temps la voie de la paresse.

À ses côtés, il y a Jean-Michel Thiffaux (Jean-Michel Dufaux), une ex-vedette du petit écran devenue adepte du bouddhisme, Sébastien Bernard (Sébastien Benoit),  un animateur que tout le monde chérit, et Stéphane E. Deblois (Stéphane E. Roy), un comédien qui aspire à la reconnaissance artistique. C’est avec ce dernier que Roberge prendra la route de l’Abitibi pour écrire son tout premier film.

Le cas Roberge n’a pas été financé par les institutions publiques, mais grâce à la popularité de ses sketches sur l’internet, le long métrage a pu bénéficier d’un budget de 1,3 M$. Cependant, il n’a eu droit qu’à 18 jours de tournage.

Avec Raphaël Malo à la réalisation, toute l’équipe a mis la main à la pâte pour cette première expérience cinématographique.

«Ça s’est bien passé, affirme le cinéaste. On s’était bien préparés. Je le sentais. Je n’ai pas eu de doutes du tout sur le plateau et lors du montage. J’ai fait beaucoup de télé et j’en fais encore, alors j’avais l’expérience des plateaux. La différence, c’était la direc­tion d’acteurs. J’avais demandé aux gars d’être disponibles pour répéter avant de tourner.»

Diriger des amis

Pas de problème, donc, pour le réalisateur au moment de diriger les auteurs, qui n’ont pas hésité à faire quelques changements en cours
de route.

«J’ai laissé Raphaël faire sa job, mais on est tellement une gang serrée qu’on pouvait dire ce qu’on pensait, explique Benoit Roberge. On était dociles, mais on ne se gênait pas pour changer une réplique.»

«Ce qui est le fun avec une petite équipe, c’est que les gens le savaient juste par mes regards quand je n’étais pas satisfait de quelque chose, renchérit Stéphane E. Roy, seul vrai comédien du groupe. Le fait que nous, les auteurs, étions sur le plateau nous permettait de « réenligner les textes ». Un moment donné, il nous manquait du temps pour une scène, alors nous l’avons réécrite.»

Il faut dire que l’équipe derrière le projet est en fait un groupe d’amis. Et si
certains estiment qu’amitié et travail ne font pas bon ménage, les gars du Cas Roberge pensent le contraire.

«J’aime ça travailler avec des amis, parce que t’es toi-même. Tout le monde se connaît, confie Jean-Michel Dufaux. Ç’a été extraordinaire de voir une équipe mettre en images ce qu’on avait couché sur papier entre chums.»

Jouer pour le cinéma

Si l’équipe avait pu se faire la main avec les cap­­su­les, jouer pour le grand écran a été une toute nouvelle expérience.

«Je pense que si on n’avait pas eu les capsules, le film n’aurait pas eu la même finition, souligne Benoit Roberge. Ça nous a permis de tester notre jeu, parce qu’on n’est pas comédiens.»

À voir le plaisir qu’ils ont eu à tourner le film, on n’est pas surpris d’apprendre que les gars projettent de poursuivre leurs aventures au grand écran. Pour ce qui est des capsules web, par contre, l’avenir est encore incertain.

«Pour moi, Le cas Roberge, c’est comme une thérapie, dit Benoit Roberge. Je n’ai pas la prétention de dire que je suis comédien, mais j’aimerais ça jouer dans autre chose. Pour l’instant, il n’y a rien de concret, mais j’aimerais qu’on écrive un autre film. J’espère qu’on n’en a pas fini avec ça.»

«Ce n’est pas la fin du personnage ni de l’univers de Roberge», affirme haut et fort Jean-Michel Dufaux.

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