Critiques CD de la semaine du 20 au 24 octobre 2008
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Dee, André, AC/DC, Sherazade et Pete Möss.

| Pop Power |
| Dee |
| Day by Day (4/5) |
Dee avait déjà de quoi plaire avec la musique festive faite de pop, de rock et d’électro qu’il avait concoctée chez lui pour son premier album. Avec son deuxième, le montréalais remet ça, mais avec des collaborateurs – les frères Grand (Bran Van 300), entre autres, – ce qui donne encore plus de puissance à ses beats. Les pièces de Day by Day donnent toutes, sans exception, le goût de se dégourdir les jambes, que ce soit pour leur charge rythmique sans pareille ou pour leur petit côté année 1980 savoureux. On espère qu’avec ce nouvel effort, Dee très populaire sur le web, trouvera enfin la route des radios commerciales.
– Geneviève Vézina-Montplaisir

| Oublier Yolande |
| André |
| Le thé et la justice (3/5) |
Un peu plus de trois ans après Les derniers modèles de la mode masculine, le trio André récidive avec un nouvel opus, décidément plus mûr et surtout plus intelligible. Délaissant l’absurde un peu trop poussé, les gars d’André offrent de bonnes mélodies, qui rappellent étrangement Malajube, et des textes amusants et maîtrisés… Malheureusement, le vent de fraîcheur qui souffle dans nos oreilles sur des pièces comme Ta main ou Les brigades rouges se transforme en très légère brise à partir de la deuxième moitié de l’album…?En clair, ça s’essouffle, quoi!
– Marie-Luce Pelletier-Legros

| Réchauffé |
| AC/DC |
| Black Ice (2/5) |
Les montres australiens du rock, AC/DC, arrivent, cheveux au vent et chemises déboutonnées, avec leur nouvel album, Black Ice. Cela faisait huit ans qu’Angus Young et sa bande n’avaient pas offert du nouveau matériel à leurs fans, et l’attente ne valait peut-être pas le coup. Sans être mauvais, Black Ice est très loin de ses grands frères The Razor’s Edge et bien sûr, Back in Black. Le style de la formation australienne n’a pas changé d’un iota, probablement au plus grand bonheur de ses fans. Toutefois, AC/DC n’arrive pas à créer un ensemble aussi accrocheur que d’habitude avec le disque.
– Mathieu Horth Gagné

| À dormir debout |
| Artistes variés |
| Sherazade (1,5/5) |
Avec l’histoire de Sherazade, Félix Gray avait tous les éléments pour nous charmer, pour faire de cette comédie musicale quelque chose qui n’avait jamais été fait avant. C’est raté, du moins sur disque. La presque totalité des 14 pièces est convenue, voire ennuyante – Dors, ici, porte bien son nom – et plusieurs ne cadrent pas dans le portrait. Alors que l’univers musical arabe aurait pu être joliment exploité, Gray n’en insuffle dans ses mélodies que des airs qu’on pourrait entendre dans les contes de Disney. Les interprètes féminines ne parviennent pas, malgré leurs jolies voix, à racheter le tout.
– Vincent Fortier

| À suivre…? |
| Pete Möss |
| Pete Möss presents Sober on Strike Episode 3 (1,5/5) |
Le groupe de Sherbrooke Pete Möss offre un rock anglophone sans artifice, honnête. On reste dans le registre rock des années 1980, mais le tout pour un gros 24 minutes! Neuf pièces, dont une qui fait 1 min 37 s, et deux autres qui font moins d’une minute. On nous promet un nouveau concept avec un album par an, pour environ 10 $. À suivre, comme la suite de cette critique…
– Christian Duperron
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt