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Mes Aïeux dans la jungle urbaine

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

Pour leur cinquième album en carrière, les membres de Mes Aïeux ont décidé d’explorer différentes avenues musicales. Les cinq musiciens et le chanteur Stéphane Archam­bault ont senti le besoin de se brasser la cage pour se libérer de la pression «post-Dégénérations».

La saveur folklorique est donc un peu moins présente sur La ligne orange, qui propose de visiter en chansons certains aspects de la métropole. Toutefois, les paroles engagées et les contes, ici urbains, sont toujours au rendez-vous dans ce voyage à l’image des six membres du grou­pe, qui sont tous bien Montréalais.

«On ne s’est jamais limités à dire qu’on n’aborderait pas d’autres styles musicaux, explique Stéphane Archam­bault. Tout le mon­de compose dans le groupe, c’est donc normal qu’il y ait plein de genres. On a fait beaucoup de jam dans notre local. On avait le goût d’essayer plein d’affaires.»

Les expérimentations so­no­res de la formation donnent donc tantôt des morceaux plus folk, plus country ou plus rock, mais toujours avec la signature Mes Aïeux. Les arrangements ont aussi évolué, et l’instrumentation s’est di­versifiée.

«Benoît, qui jouait surtout de la trompette, s’est mis au clavier, explique le chanteur, qui signe aussi la plupart des textes. Marie-Hélène a mis les cordes de l’avant. On retrouve aussi de l’accordéon et du banjo.»

Montréalais et engagés

Avec 16 pièces à offrir, La ligne orange fait un arrêt au Stade olympique, qui se transforme en soucoupe volante, au Forum, qui abrite le fantôme de Howie Morenz, et à la station Beaubien, où le Grand Antonio a terminé sa vie.

«On a passé environ deux ans ici pour composer, souligne celui qui est aussi acteur. On a pris l’inspiration dans ce qui nous entourait; donc le disque a beaucoup de thèmes montréalais.»

L’inspiration, Mes Aïeux l’a aussi puisée dans ses convictions. Les membres d’Équi­terre et les porteurs d’eau pour la Coalition Eau Secours ont donc transformé le vieux chant patriotique canadien-français À la claire fontaine en titre engagé pour la protection de l’eau.

Les pièces Le déni de l’évidence et La dévire font quant à elles état du manque d’engagement de certains. Est-ce que Mes Aïeux voudrait changer les choses avec ses chansons?

«La chanson engagée n’est pas une fin en soi, dit Stéphane Archambault. Tout ce que ça peut faire, c’est une petite étincelle qui peut, elle, allumer un feu. Composer une toune, c’est juste le début d’un engagement. C’est aux gens de passer à l’action.»

Quatre ans après leur dernier album, En famille, et le méga succès  Dégénérations, qui semblait concorder avec un désir de la société de retourner aux sources, Mes Aïeux est prêt à repartir sur la route. Leur tournée débutera le 3 novembre et s’arrêtera à Montréal le 29 décembre.

Est-ce qu’une chanson de La ligne orange pourrait aspirer au même succès que Dégénérations? Peut-être Prière cathodique, chanson-témoin de la réalité virtuelle d’aujourd’hui…

La ligne orange
Présentement en magasin

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