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Gala de Guy Nantel: Malgré un bon départ…

À en juger par sa prestation d’hier soir, Guy Nan­tel devrait bientôt se retrouver à la barre d’une émission télé de fin de soirée… à condition qu’elle ne dure pas plus d’une heure.

Dans un décor rappelant celui d’un talk-show (un bureau, deux sofas, une fausse fenêtre et un band maison sous la direction de Scott Price), l’humoriste nous a présenté un gala axé sur l’actualité qui a démarré sur les chapeaux de roue, mais qui a perdu son erre d’aller en cours de route.

Soulignons toutefois qu’en raison de l’heure de tombée, nous n’avons pu assister à la fin du spectacle, qui promettait des numéros de Mike Ward et de Laurent Paquin.

Départ canon
C’est avec un monologue plein d’esprit que Nantel a ouvert les festivités.

Affichant son aplomb habituel, le comique a abordé les sujets qui ont fait la manchette au cours des 12 derniers mois : l’élection de Barack Obama, la grippe A (H1N1), les divers scandales financiers et, bien entendu, les déboires du Canadien de Montréal.

«Le nouveau CHUM, c’est une légende urbaine… un peu comme le talent de Carey Price : tout le monde en parle, mais personne ne l’a jamais vu!»

Jean-François Mercier et Louis Morissette ont aussi livré la marchandise grâce à un numéro qui se voulait politiquement correct (question de ne pas répéter la controverse du dernier Bye Bye), mais qui, en fin de compte, ne l’était pas du tout!

Le duo terrible s’en est pris – avec une ironie non déguisée – à René Angélil, Denise Bombar­dier et Stephen Harper, pour ne nommer que ceux-là.

On ne peut pas passer sous silence l’apparition-surprise de Véronique Cloutier dans une brève reconstitution des excuses publiques de Moris­sette à la suite de la diffusion du Bye Bye 2008.

La véritable surprise de la soirée, par contre, c’est P-A Méthot qui nous l’a offerte, grâce à ses envolées criti­ques sur les bulletins de nouvelles. En dépit d’une voix à nous déchirer les tympans, l’humoriste a obtenu une ovation debout fort méritée.

Essoufflement
La sauce a commencé à se gâcher en milieu de soirée avec un quiz un peu trop long animé par Jean-Claude Gélinas.

Le comique français Thomas N’Gijol a pour sa part suscité bien peu de rires avec un monologue un peu banal sur les conflits raciaux qui subsistent dans le monde.

Benoît Paquette et Marie-Michèle Garon ont par la suite remis un peu de piquant dans le gala avec un sketch intitulé Radio TVA, où ils ont proposé des imitations d’une justesse impressionnante de Céline Galipeau, Claude Poirier, Denis Lévesque et Jacques Demers.

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