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Mortal Engines: le nouvel ordre mondial de Peter Jackson

Mortal Engines: le nouvel ordre mondial de Peter Jackson
Photo: Getty Images

Le cinéaste Peter Jackson ne cesse de donner vie à des univers fantastiques; on n’a qu’à penser à The Hobbit (Le Hobbit) et à la trilogie The Lord of The Rings (Le seigneur des anneaux). Et avec des villes transformées en des «monster trucks sur les stéroïdes», son nouveau film, Mortal Engines (Mécaniques fatales) continue dans la même voie. Métro s’est entretenu avec lui et son équipe.

Mille ans dans l’avenir. Londres, maintenant installée sur des chenilles et des roues, est la plus grande «locomopole» du monde. La ville chasse et traque de plus petites villes dans la Terra Incognita, un no man’s land de boue où circulent (et où se battent) les villes roulantes. Au milieu de cet univers steampunk, on retrouve la mystérieuse Hester Shaw (Hera Hilmar), qui arrive à Londres avec un désir de revanche.

Le film se base sur le premier livre de la série de quatre de Philip Reeve, et Peter Jackson espère pouvoir adapter le reste de la saga au grand écran.

«J’ai lu les livres en 2007. J’ai adoré l’originalité du personnage d’Hester Shaw. Et je n’avais certainement jamais vu de monde où les villes (locomopoles) sont érigées sur des roues», explique le réalisateur.

Le visionnaire originaire de Nouvelle-Zélande a produit le film et adapté le récit pour le cinéma avec ses partenaires Fran Walsh et Philippa Boyens. Le trio a d’ailleurs gagné trois oscars pour The Lord of the Rings: The Return of the King, troisième film de la saga à succès tirée de l’univers de J. R. R. Tolkien.

«L’adaptation, c’est toujours la partie la plus compliquée. Le travail d’un scénariste, c’est de faire en sorte que les gens s’attachent à l’histoire. Et c’est mieux de montrer certains détails que de les surexpliquer», note Philippa Boyens.

Si les thèmes du film touchent aux changements climatiques, au capitalisme et même au Brexit, Peter Jackson assure que les messages politiques sont surtout accidentels.

«Tu ne peux pas baser un scénario sur les manchettes, parce que ça prend trois ans avant qu’un film atterrisse sur un écran, explique le producteur. Il faut plutôt miser sur des thèmes universels: le pouvoir et les idéologies, mais aussi le courage et l’héroïsme. Tous les films futuristes devraient être intemporels et parler de choses qu’on comprend. C’est ça, le truc.»

De nouveaux visages
Exténué après la trilogie The Hobbit, qui s’est conclue en 2014, Peter Jackson a décidé de demander au spécialiste en effets spéciaux oscarisé Christian Rivers (King Kong) de faire ses débuts en réalisation avec Mortal Engines. Rivers travaille avec Jackson depuis 25 ans; il a produit nombre de storyboards et d’effets visuels pour les films du cinéaste.

«Mon expérience dans les effets visuels m’a donné une bonne idée de la tâche, admet Christian Rivers. On a voulu créer un nouveau monde cinématique, mais dans une perspective de design, ce qui, pour moi, était un territoire inconnu. Une chance que j’avais Peter avec moi.»

L’œuvre entière a été filmée en Nouvelle-Zélande, où l’équipe a construit plus de 120 plateaux de tournage, certains suspendus dans les airs.

Puisque Jackson a voulu que le public se perde dans ce nouveau monde, il a choisi de nouveaux visages pour camper les rôles principaux. Il a ainsi opté pour l’Islandaise Hera Hilmar, qui lui fait penser à l’actrice-culte Ingrid Bergman en raison de son apparence nordique et de son air calme.

«Je le prends comme un compliment, affirme la jeune comédienne. C’était une interprète incroyable. J’imagine qu’il y a une certaine énergie qui vient avec notre culture.»

«Je n’ai pas d’expérience télé»
Peter Jackson ne dirigera pas la télésérie The Lord of The Rings annoncée par Amazon.

«Ils m’ont appelé, mais je n’ai pas d’expérience en télé. J’ai offert d’aider, mais je ne voulais pas la responsabilité d’être aux commandes de quelque chose que je n’avais jamais fait. Une émission comme ça, ç’a besoin de quelqu’un d’expérimenté», indique-t-il.

«J’aime qu’ils tiennent à ce que la série se déroule dans le même monde que les films», ajoute-t-il.

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