Culture

Dear John et Nicholas Sparks: Il était une fois un film

Ned Ehrbar - Metro World News

Avec 15 best-sellers et 6 adaptations cinématographiques à son actif, Nicholas Sparks est l’un des auteurs qui réussissent le mieux à vivre de son art. Métro a rencontré l’hom­me derrière The Notebook, A Walk to Remember, Message in a Bottle et, plus récemment, Dear John. Discussion sur les adaptations cinématographiques, l’état de l’industrie de l’édition et l’art de faire pleurer les gens.

Aujourd’hui, lorsque vous écrivez un livre, pensez-vous à sa possible adaptation cinématographique?
Pas du tout. Je suis un romancier. Les films vont et viennent. L’univers d’Hollywood est très compliqué et je ne peux le contrôler. Le seul monde que je contrôle est celui de l’écriture de roman parce que lorsque j’écris un livre, je sais qu’il sera publié.

N’y a-t-il pas une partie de vous qui réfléchit à la façon dont un roman sera adapté au cinéma?
Non. La seule raison qui me pousserait à penser à un film lorsque j’écris, c’est dans le souci de ne pas plagier l’histoire d’un film. Je veux écrire une histoire originale. Je ne voudrais pas pondre un livre qui ait déjà été écrit par quelqu’un d’autre ou par moi-même. Je ne voudrais pas non plus écrire un roman qui rappelle un film qu’on a déjà vu. Par exemple, je n’écrirais jamais une histoire d’amour qui aurait lieu sur le Titanic. Ce serait inédit en littérature, mais pas très original.

Quel est le degré  d’interaction que vous avez avec vos lecteurs?
Il est minimal. Je ne suis généralement jamais reconnu. Je pourrais marcher dans le hall d’entrée après cette entrevue et personne ne saura qui je suis. Je reçois des tonnes de courriels et je réponds à tout le monde. Enfin, presque. Je n’ai pas de compte Twitter, mais j’ai un site web très complet. Je crois aussi que j’ai une page Facebook que gère ma maison d’édition. Je ne sais même pas comment fonctionne Facebook…

Mais votre nom est certainement connu…
Ce serait vraiment génial si le monde débordait de lecteurs, mais ce n’est pas le cas. La plupart des gens reconnaîtront davantage The Notebook que le nom Nicholas Sparks. Le film est en ondes sur le câble chaque mois et 400 millions de personnes l’ont regardé, tandis que seulement 20 % des Américains lisent des romans.

Pensez-vous que ce pourcentage risque de décliner davantage?

Je ne pense pas que la lecture disparaisse d’ici peu. La lecture et la littérature ont survécu à toutes sortes d’avancées technologiques. Les gens qui aiment lire continueront à aimer lire. Je serais ravi qu’il y ait plus de personnes qui aiment lire, mais il faut se faire à l’idée que ce n’est pas toujours le genre de passe-temps que les gens préfèrent.

Pourquoi aimez-vous faire pleurer les gens?

Pour être franc, je trouve que cette question n’est pas juste. Je n’écris pas pour faire pleurer les gens. J’écris des Å“uvres dans le genre des comédies grecques, qui couvrent tout le spectre des émotions humaines. Et la tristesse fait partie de cela. Il arrive souvent que les gens se souviennent tout particulièrement de la tristesse. Ce n’est cependant pas ma faute!

Dear John

En salle le 5 février

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