Culture

Hindi Zahra: Le blues du désert

Jérôme Vermelin - Métro France

Cheveux noirs de jais, look bohème et voix de rêve, Hindi Zahra semble tout droit sortie d’un film de Tony Gatlif. Ça tombe bien puisque le réalisateur gitan vient de signer le clip de Beautiful Tango, le premier single de son premier album, le délicieux Handmade.

Née il y a 30 ans à Khouribga, au Maroc, Zahra, c’est son prénom, grandit «dans une gran­de maison où les on­cles écoutent du reggae et du rock psychédélique, les grands-parents de la musique traditionnelle berbère et la mère de la musique égyptienne. Elle était chanteuse, elle faisait du théâtre aussi.»

Des cours d’arabe à Souchon
La jeune femme s’installe en France au début des années 1990. Elle a 18 ans, elle arrête vite les études. «J’ai bossé au Louvre, dans plein d’endroits pour me payer des cours de chant, confie Hindi Zahra. Le soir, je m’enfermais pour écrire, je ne voyais personne.» Rapidement, elle devient choriste dans des productions soul, donne ses premiers con­certs.

En 2007, les choses s’accélèrent. Elle enchaine les premières parties d’Oxmo Puccino, de Suzanne Vega et de Yael Naïm. L’année suivante, elle donne des cours d’ara­be à Alain Souchon pour son dernier album. Sa signature sur le légendaire label Blue Note précède une longue phase de gestation pour un disque qu’elle enregistre elle-même en près d’un an. «J’adore aussi bien Oum Kalsoum qu’Amalia Rodri­guez, Patti Smith, Yma Sumac que Robert Plant, mais je ne voulais pas réaliser un disque de fusion, souligne la chanteuse. Je suis également peintre et, pour moi, la conception de la musique, c’est une succession de touches, de reflets, de couleurs. J’espère que le public appréciera.»

Pour plus de détails sur l’artiste, visitez le site d’Hindi Zahra.
Handmade
En magasin mardi

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