Culture

Default: Après la pluie, le beau temps

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Il y a des épreuves dans la vie qui font grandir, et le chanteur de la formation canadienne Default en a beaucoup à dire sur le sujet. Dallas Smith et ses trois comparses ont failli voir leur dernier album, Comes and Goes, paru en septembre sous étiquette EMI, ne jamais sortir sur les tablettes.

C’est qu’en février 2008, leur maison de disques, TVT Records, a fait faillite. Comes and Goes avait déjà été enregistré et devait paraître quelques mois plus tard. Malheureusement, le destin en a décidé autrement et les membres de Default, qui avaient jusque-là le vent dans les voiles,  ont dû partir à la recherche d’une nouvelle maison de disques avec un album encore chaud sous le bras. «Nous avons beaucoup appris, surtout sur l’industrie de la musique, a confié le chanteur du quatuor rock alors que celui-ci était à Regina dans le cadre de sa tournée canadienne, qui s’arrêtera à Montréal ce soir. Ç’a été frustrant, mais ça nous a donné l’occasion de passer du temps avec nos familles, de relaxer, de prendre le temps de faire certaines choses. Il ressort toujours de bonnes choses des mauvaises.»

Si cette période plus sombre a eu un effet négatif sur le moral des troupes, les musiciens de Vancouver ne se sont toutefois pas apitoyés sur leur sort, donnant quelques spectacles ici et là, histoire de garder le moral. Ce qui leur a donné la force de continuer? Leurs fidèles admirateurs.  «Les fans  ont toujours été au rendez-vous. Ils ne nous ont pas laissé tomber, affirme Dallas Smith. Ils sont venus assister à nos spectacles; alors, on se sentait supportés.»

Opération séduction
Par contre, même si des fans de la première heure sont restés fidèles au poste, Default a dû se retrousser les manches et partir à la conquête de nouveaux admirateurs : ceux qui n’ont pas connu les grands succès du groupe comme Wasting My Time et Count on Me. Car, après quatre années entre la sortie de leur précédent album, One Thing Remains, et Comes ans Goes, Default a dû apprendre à se vendre de nouveau. «Nous avions besoin de nous représenter pour avoir une nouvelle base de fans, explique celui dont le groupe a été découvert par nul autre que Nick Kroeger, de Nickelback, en 1999. Il y a toute une nouvelle génération de fans à conquérir parce que certains étaient trop jeunes pour venir à nos shows quand on a eu nos premiers hits radio. On a maintenant l’occasion de les voir à nos show et de les séduire.»

Et c’est en spectacle que Default compte effectuer sa mission séduction, car c’est là que la formation prend tout son sens, selon ses membres. «Depuis le premier jour, nous nous sommes toujours considérés comme un groupe de show, affirme Dallas Smith. Nous avons travaillé fort pour que cet aspect soit notre point fort. C’est sur scène que tout se joue!»

L’attente
Default a enregistré Comes and Goes en décembre 2007, à Los Angeles avec le réalisateur Bob Marlette. Mais ce n’est qu’au mois de septembre de cette année que l’album a été disponible sur les tablettes. «Pendant notre mésaventure avec la maison de disques, nous avons mis l’album de côté. Nous ne l’avons pas écouté durant cette période. Alors quand ç’a été le temps d’y revenir et d’en faire la promotion, le disque m’est apparu tout nouveau, tout beau, explique le chanteur Dallas Smith, qui considère celui-ci comme le plus réussi du groupe. Nous avons passé beaucoup de temps à l’écriture des chansons et je crois que cela a été payant. Nous avons vraiment eu du plaisir en studio à chanter et à jouer. C’était comme si on donnait un show live et je crois que ça transparaît dans l’album.»

Three Days Grace
Avec The Used et Default
Au CEPSUM
Ce soir dès 19 h

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