Culture

Red Bull Music Academy @ SAT

  • Red Bull Music Academy @ SAT
    (Avec Poirier, Lunice, Ango et Amenta)
    Vendredi 18 décembre

Quand j’ai compris que je ne serais jamais musicien, j’ai eu un choc. J’avais entre 10 et 13 ans. Mon cousin avait essayé de me donner des cours de guitare, sans trop de succès. Au final, ma guitare électrique n’aura servi que pour quelques photoshoots où je me prenais pour Axl Rose ou Duff de Guns N’ Roses. Triste, mais j’ai compris que ce n’était pas en moi. Pas vraiment de rythme. Pas vraiment de volonté. Pas vraiment de rien.

C’est pourquoi, maintenant, je n’ai que du respect pour les musiciens et les chanteurs. Être capable de composer des mélodies et des paroles qui touchent les gens me fascine. De Leonard Cohen à Daft Punk, il y a quelque chose de magique dans le fait d’émouvoir et/ou de faire danser des humains grâce à la musique.

La compagnie de boisson énergisante Red Bull semble être d’accord avec moi. Chaque année depuis 1998, ils organisent le Red Bull Music Academy. Des soumissions d’artistes venant de partout dans le monde, dans tous les genres possibles, sont reçues par l’académie. Seuls 60 artistes sont sélectionnés et invités au très select RDMA. Donc, pendant deux semaines, 30 artistes (60 en tout, divisés en 2 groupes) sont invités à échanger, à produire et à assister à des conférences dont le but est de leur permettre de perfectionner leur art. Des studios équipés des dernières technologies sont mis à leur disposition et les conférences évoquent des pionniers de l’industrie musicale. Une expérience incroyable pour les musiciens et les producteurs choisis.

Trois Québécois
Cette année, trois représentants québécois ont été sélectionnés : Poirier, Ango et Lunice, ainsi qu’Amenta, de Toronto. Poirier n’a plus besoin de présentation, mais les trois autres sont au début de leur ascension. Lunice, que j’ai vu à l’Å“uvre au Red Bull Megahurtz cette année, est promis à un bel avenir.

J’ose croire que cette opportunité ne fera que tourner un peu plus le regard du monde vers ces jeunes artistes qui seront les prochains à mettre Montréal et le Canada sur la map. Pour fêter leur sélection, Red Bull organise une soirée les mettant en vedette, ce soir, à la SAT. Seront aussi présents les Anglais Hudson Mohawke et Mike Slott.   La SAT : 1195, boulevard
Saint-Laurent

Pour plus de détails, visitez le site Red Bull Music Academy.

  • Frenche ou meurs @ Sala Rossa
    Samedi 26 décembre

Comme on n’est pas vraiment du genre Boxing Day et qu’on préfère de loin se magasiner une charmante façon de terminer l’année, l’idée me semble appropriée : une belle soirée où le concept même du frenche est à l’honneur. À bien y penser, il n’y a pas de meilleure façon de fêter l’après-Noël. Pas besoin de rôder autour d’une proie pendant des heures et d’utiliser de vulgaires pick-up lines, les gens sont là pour frencher. Si simple. Si beau. Sors la langue et attends. Je sais que tout ça semble un peu absurde.

Qu’en temps normal, la blonde au bar ou le Brad Pitt au vestiaire ne voudrait jamais te frencher, mais fais-moi confiance, cette fois, c’est le cas. Les gens ont la morale lousse dans les partys Frenche ou meurs. Deux, trois coups d’Å“il, un petit hochement de tête d’approbation et hop! Ta langue est en train de faire l’amour aux amygdales de Cindy Crawford version 2010. Ne t’y plais pas trop, ça n’arrive une fois tous les deux ou trois mois, mais surtout, manque-le pas!  Sala Rossa : 4848, boulevard Saint-Laurent

  • Malajube @ Métropolis
    Vendredi 18 décembre

L’album Laby­rin­thes de Malajube a eu beau faire moins jaser que le précédent, Trompe-l’oeil, le groupe est toujours aussi apprécié du public. Les gars de Malajube sont en quelque sorte les chouchous indie du Québec. Le fait qu’ils fassent de l’excellente mu­sique originale y est pour quelque chose, mais leur côté anti-vedette et leur malaise visible en entrevue ne les rendent que plus charmants et attachants. Pour moi, ces gars-là sont de véritables artistes qui restent fidèles à eux-mêmes et à leur désir. Ils ne font pas de la musique pour quiconque, ils en font pour eux en premier lieu, avec le souci d’être entendus et écoutés.

Après Trompe-l’Å“il, Labyrinthes en est un bon exemple. Ils ont fait à leur tête, et ça donne un album moins pop et beaucoup plus progressif. Celui-ci, quoique excellent, n’a pas autant frappé les radios commerciales que le précédent, mais regardez, les gars ne s’en plaignent pas et auront fait l’album qu’ils voulaient faire. L’idée est de progresser et d’essayer. Mon choix pour terminer l’année? Un bon spectacle de Malajube au Métropolis.  Métropolis : 59, rue
Sainte-Catherine Est

Pour plus de détails sur le groupe, visitez le site de Malajube.

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