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Cette semaine, Métro craque pour Simon Leblanc, L’odyssée d’Hakim, Sex Education…

Cette semaine, Métro craque pour Simon Leblanc, L’odyssée d’Hakim, Sex Education…
Photo: Collaboration spéciale

Cette semaine, Métro craque pour Simon Leblanc, L’odyssée d’Hakim, Sex Education, Histoires pour garçons qui veulent changer le monde, Le choc des utopies, Shallow Waters et Le rêve de Walaa.

1. Malade, de Simon Leblanc
Courez acheter un billet pour le nouveau spectacle de Simon Leblanc – ça s’envole comme des petits pains chauds! L’humoriste entame les premières minutes de son deuxième one man show avec une histoire hilarante sur ses selles. Il poursuit durant plus d’une heure avec des anecdotes cocasses sur sa vie, dont un dangereux périple en avion aux Îles de la Madeleine, en plus de donner son point de vue (cru, mais ô combien vrai) sur les menstruations et la raison pour laquelle les hommes ne pourraient pas «saigner du bat tous les mois», en plus d’expliquer les raisons pour lesquelles il ne devrait pas avoir son permis de conduire. Ce sont des thèmes à première vue pas très originaux, on en convient. Et on a de la difficulté à trouver ça drôle, d’habitude, les jokes de menstrues et de masturbation. Mais Simon Leblanc s’en sort très, très bien. Point boni : il rit de toutes ses blagues avant de les raconter, et ça, ça nous fait rire aussi. 
Philippe Lemelin et Virginie Landry

2. L’odyssée d’Hakim
Qu’est-ce qui se cache derrière le terme générique de «migrant»? Le bédéiste français Fabien Toulmé a voulu découvrir la part d’humanité derrière les statistiques en racontant, dans L’odyssée d’Hakim, l’histoire d’un véritable réfugié syrien. Dans un style et un humour qui rappellent la série L’arabe du futur, il relate le parcours semé d’embûches d’Hakim, jeune Syrien forcé à l’exil après le début de la guerre civile en 2011. Une façon d’en apprendre plus sur la crise syrienne et de mettre un visage sur une tragédie qui, rappelons-le, se poursuit. Aux éditions Delcourt. Benoit Valois-Nadeau

3. Sex Education
Sex Education, qui porte sur des ados british aux expériences sexuelles variées (et aux mésaventures aussi hilarantes que nombreuses), est l’une des meilleures séries jamais produites par Netflix. C’est l’histoire d’Otis, 16 ans, awkward, qui ne s’est jamais masturbé, mais qui trouve tout de même le moyen de vendre ses services de sexologue à ses camarades. C’est que sa mère, interprétée par l’incroyable Gillian Anderson, pratique la même profession. Et le résultat est hilarant. Une émission sans gêne, sans prétention, à regarder absolument. Camille Lopez

4. Histoires pour garçons qui veulent changer le monde
Ces temps-ci, on voit arriver sur les tablettes des librairies de belles nouveautés réhabilitant la mémoire de femmes inspirantes. On pense ici notamment au magnifique Nos héroïnes, qu’a publié Anaïs Barbeau-Lavallette. Bien sûr, les modèles masculins ne manquent pas, mais l’auteur Ben Brooks a pour sa part voulu souligner l’apport de 100 hommes (célèbres ou pas, dont certains sont nos contemporains) qui ont en quelque sorte changé le monde en faisant preuve de compassion, de générosité et de confiance en soi, comme Stephen Hawking, Louis Braille et Boyan Slat. Aux éditions Mazarine. Jessica Dostie

5. Le choc des utopies
Pour Le choc des utopies, la journaliste canado-américaine Naomi Klein s’est 
rendue à Porto Rico, une île qui se relève encore du passage destructeur de l’ouragan Maria. Elle témoigne du travail cynique des «capitalistes du désastre» qui tentent de transformer l’île en paradis pour ultra riches en bâtissant sur les décombres, mais elle raconte aussi l’histoire des communautés locales qui s’organisent pour leur survie et leur autosuffisance. Un court essai inspirant. Aux éditions Lux. Alexis Boulianne

6. Shallow Waters
C’est nous, où la semaine qui s’achève n’a pas été de tout repos? Et on ne parle même pas de la météo en dents de scie. C’est peut-être pour ça que, lorsque les six titres apaisants de cet EP ont atterri dans nos oreilles, on a poussé un long soupir de soulagement. Shallow Waters nous invite à tout oublier et à nous laisser voguer dans les doux sons électro-pop rêveurs et planants du duo de Québec, formé de Thomas Casault et de Louis-Étienne Santais. Sensoriel, atmosphérique et riche, 
ce deuxiè-me mini-album de Fjord est un remède 
au stress, rien de moins. 
Au Ministère, samedi. 
Marie-Lise Rousseau

7. Le rêve de Walaa
Elle a du front tout le tour de la tête, une lueur dans le regard et un petit sourire narquois au coin des lèvres, la jeune Walaa, dont la mère fait partie des 550 détenus palestiniens libérés par Israël en 2011 (l’histoire avait fait les manchettes à l’époque). «À 18 ans, j’aurai un fusil», lance-
t-elle, catégorique, dans ce documentaire qui offre un point de vue rafraîchissant sur le féminisme. Se marier et fonder une famille? Très peu pour cette jeune fonceuse qui rêve de devenir policière au sein des Forces de sécurité palestiniennes. Sa personnalité forte 
sera toutefois mise à l’épreuve au cours de l’entraînement militaire. En salle. Marie-Lise Rousseau

Et on se désole pour

Les gens qui 
ne partagent 
pas la culture
Il nous arrive tous d’avoir envie de revoir un classique, et qu’un ami ou un collègue possède la relique convoitée – un roman, une série télé, tous les films de Harry Potter… –, mais refuse de procéder au prêt! Un refus catégorique, non négociable, même si on jure sur le Choixpeau être un bon Griffondor. La culture est faite pour être partagée : pourquoi s’accrocher à quelque chose dont on n’aura même pas le temps de s’ennuyer? N’est-ce pas, Virginie Landry? 
(À suivre la semaine 
prochaine…) Philippe Lemelin

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