Culture

Maroon 5: Un spectacle pas si Super…

Maroon 5: Un spectacle pas si Super…
Photo: Getty ImagesATLANTA, GEORGIA - FEBRUARY 03: Adam Levine of Maroon 5 performs during the Pepsi Super Bowl LIII Halftime Show at Mercedes-Benz Stadium on February 03, 2019 in Atlanta, Georgia. (Photo by Patrick Smith/Getty Images)

Comme les amateurs de football qui ont dû se contenter d’un match soporifique, les fans de musique n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent dimanche, lors d’un spectacle de la mi-temps du Super Bowl qui ne passera pas à l’histoire.

Les mauvaises langues (auxquelles l’auteur de ces lignes assume pleinement son appartenance) diront que ce n’était pas étonnant avec le groupe pop rock Maroon 5 comme tête d’affiche.

Ce n’est pas que le groupe ait perdu la voix, mais sans hits rassembleurs (exception faite peut-être de Moves Like Jagger, qui a conclu le tour de chant) et avec une présence scénique quelconque, les «rockeurs» californiens ont fait pâle figure.

Surtout si on les compare aux Justin Timberlake, Lady Gaga ou Beyoncé qui ont offert des performances mémorables, accrocheuses et spectaculaires au cours des dernières années.

Les rappeurs Travis Scott et Big Boi, relégués dans un rôle de soutien, semblaient eux aussi un peu perdu au milieu du stade Mercedes-Benz d’Atlanta.

Le passage constant et vraiment pas réussi du rock très propret au trap n’a rien fait pour arranger les choses.

Décousu
Le chanteur Adam Levine et sa bande ont lancé le bal, gigantesques flammes à l’appui, avec la très générique Harder to Breathe, leur tout premier simple, lancé en 2002.

La plus reconnaissable This Love (ver d’oreille assuré) a suivi dans le grand stade.

Travis Scott est ensuite «descendu du ciel» dans une météorite sortie tout droit d’un épisode de Bob l’éponge (c’était un hommage au créateur de ce dessin animé, Stephen Hillenburg, décédé en novembre).

Le rappeur a tenté de brasser la cage avec Sicko Mode. Il a plutôt tenu les censeurs occupés puisque son grand succès contient beaucoup de gros mots qui ne «passent» pas à la télé américaine.

Maroon 5 a repris les commandes avec une version gospel de Girls Like You, chœur à l’appui, durant laquelle Levine et une choriste se sont livré un duel vocal somme toute réussi.

She Will Be Loved a suivi, chanson durant laquelle la tête d’affiche du groupe est descendue dans la foule qui entourait la gigantesque scène en forme de M.

On nous annonçait un message social en écho à la controverse entourant l’ancien quart arrière des 49ers de San Francisco Colin Kaepernick, banni de la NFL après avoir mis le genou au sol pendant l’hymne national pour dénoncer le sort réservé à ses compatriotes afro-américains.

On a plutôt eu droit à des drones-lanternes qui ont formé les mots ONE et LOVE dans le ciel d’Atlanta. Pour l’audace et le courage politique, on repassera…

Il aura fallu l’entrée en scène de Big Boi, fierté locale, pour ajouter un peu de piment. Arrivé dans son plus beau char «monté» et habillé d’un gigantesque manteau de fourrure, l’ancien membre de Outkast a réussi à faire danser Adam Levine (ce qui n’est pas peu dire) sur The Way You Move. Sans doute le moment le plus réussi du spectacle.

Très fier de ses tatouages, Levine a conclu sa soirée de travail en bedaine pour la dansante Moves Like Jagger. Bel effort, mais trop peu, trop tard.

Parlant de pétard mouillé, la mi-temps a pris fin avec un gigantesque feu d’artifice…

Les amateurs se consoleront en se disant que ça ne pourra qu’être mieux l’année prochaine, comme le match!