Culture
22:16 19 décembre 2012 | mise à jour le: 19 décembre 2012 à 22:37 temps de lecture: 4 minutes

François-Xavier Demaison: le conte de Noël d’un comique

François-Xavier Demaison: le conte de Noël d’un comique
Photo: collaboration spécialeFrançois-Xavier Demaison

Après le chaleureux accueil qu’il a reçu l’été dernier à l’occasion du Festival Juste pour rire, l’humoriste français François-Xavier Demaison reviendra nous faire rire entre Noël et le jour de l’An.

C’est accompagné d’une galerie de personnages qui vont du couple bobo au conseiller en adultère, en passant par un directeur de théâtre esclavagiste, un castor et, bien sûr, son épouse, une Québécoise, que FX s’installera au Québec pour la période des Fêtes avec sa famille. «Ma femme? Elle était attachée de presse pour le Cirque du Soleil à Paris. On lui a demandé si elle voulait s’occuper de ma carrière et elle a dit oui. Finalement, elle est tombée amoureuse de moi. Je la comprends, parce que, franchement… Du coup, j’ai une petite fille de cinq ans et demi!» rigole Demaison.

Une mégastar en France qui, dans ses bagages, ramènera également son personnage de gynécologue italien. Un personnage truculent qui n’aurait pas déplu au légendaire Coluche, le génial comique français que Demaison a incarné au cinéma en 2008.

C’est que, depuis qu’il a décidé de quitter sa lucrative carrière de fiscaliste à New York au moment où les tours se sont effondrées, en septembre 2001, Demaison mène en parallèle, et de façon fort rayonnante, les carrières de comique et de comédien.

Laquelle préfère-t-il? «Ça serait comme me demander qui j’aime le plus entre ma mère et mon père», lance l’artiste qui a cru en sa bonne étoile dès le moment où il a pris sa décision. Une décision folle, mais heureuse, comme en témoignent ces 800 spectateurs qu’il a réussi, encore illustre inconnu, à réunir dans une salle parisienne lors de son premier showcase en 2002.

«Je ne sais pas comment je suis parvenu à réunir tout ce monde. C’était des copains de copains de copains… J’arrêtais même des passants dans la rue pour leur dire de venir. En fait, j’avais tellement envie, j’avait tellement la foi, que j’étais complètement galvanisé. Et voilà, j’ai voulu dépasser mon rêve», se souvient-il, encore ému.

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Ce spectacle, qui s’intitulait à l’origine Pièce pour un acteur et 20 personnages, a connu un grand succès. C’est d’ailleurs pendant une des représentations que le réalisateur Antoine de Caunes l’a repéré pour son film biographique sur Coluche. «Au cours des cinq dernières années, j’ai fait une vingtaine de films en plus de téléséries et, maintenant, je suis très heureux de revenir à Montréal, une ville que j’adore, pour présenter ce second spectacle, Demaison s’évade», lance le diplômé en droit et en science politique qui, à travers ses personnages, pose un regard social caustique qui n’est pas sans évoquer les bédés de Lauzier.

«Oui, il y a un peu de ça en effet. En France, un journaliste a dit aussi que je suis un dessin de Sempé qui bouge.»

Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas parce qu’il parvenait à faire rire son entourage que ce «dessin qui bouge» a trouvé la force nécessaire pour tout bazarder et se consacrer à son rêve. C’est plutôt parce qu’il n’avait jamais oublié ses performances d’enfant au théâtre ni, évidemment, l’intense plaisir que la scène lui procurait. Un conte de Noël qui se poursuivra sous la neige lumineuse du ciel québécois…

Demaison s’évade
Au Théâtre Outremont
Du 26 au 30 décembre